Rififi à la fédération algérienne de football

Une véritable guerre des chefs embrase l’instance nationale du football algérien, alors que les clubs cumulent les contre-performances à la coupe d’Afrique des clubs champions.

C’EST DANS une atmosphère de psychodrame que se préparent les élections à la présidence de la fédération algérienne de football (FAF), après que le Mouloudia d’Alger a essuyé une cuisante défaite 5-1 à Dakar et qu’un comité transitoire préside à la fédération depuis le départ du président Mohamed Diabi et de son trésorier.

La tenue d’une assemblée générale ordinaire, le 9 mars a été obtenue à grand peine tant l’ambiance était délétère au sein du bureau fédéral ; certains membres de cet organe s’y refusant même pour cause de  » procédure irrégulière « . Alors que l’échéance électorale est fixée au 13 avril, les quatre candidats au poste de président sillonnent le pays afin de convaincre les électeurs.

Corruption

Dans cette véritable campagne présidentielle, rien ne manque : coups bas, rumeurs sordides, … Selon le quotidien El Watan, la rumeur d’un  » changement de domiciliation du compte bancaire de la fédération algérienne  » empoisonne des élections déjà fortement soupçonnées de fraudes.

Le dernier bruit en date fait état  » d’un début de parti pris des publics en faveur d’un candidat « , confie – énigmatique – le rédacteur du quotidien.

C’est pourtant dans un autre article qu’El Watan désignait le candidat Rachid Mekhloufi, comme  » ancien joueur de l’équipe du FLN « . Dans la même veine, il conseillait aux candidats  » opportunistes  » d’oublier leurs ambitions à diriger le football. La transparence des élections étant sujette à caution, chaque candidat devrait être présent à la commission chargée d’étudier les candidatures. Ambiance.