RDC, Harcèlement d’opposants : Washington recadre Kabila

Après la brutalisation de Moïse Katumbi suivie de son évacuation sanitaire en Afrique du Sud, Washington a exprimé son inquiétude face au harcèlement des opposants et des leaders de la société civile en République Démocratique du Congo.

Washington n’apprécie pas les méthodes de Kinshasa. En effet, après la brutalisation de Moïse Katumbi suivie de son évacuation sanitaire en Afrique du Sud, Washington a exprimé son inquiétude face au harcèlement des opposants et des leaders de la société civile en République Démocratique du Congo (RDC).

« Un gouvernement ne peut pas appeler au dialogue entre les composantes de la vie politique en même temps qu’il harcèle, arrête et emprisonne simultanément les personnes qui devraient y participer », a déclaré Mark Toner, porte-parole adjoint du département d’Etat américain, exprimant ainsi l’exaspération de Washington face au harcèlement des opposants en République Démocratique du Congo (RDC), avant le dialogue politique. Pour les Etats-Unis, relève Koaci, Kinshasa doit mettre terme à toutes les violations des droits des opposants et des leaders de la société civile, rappelant ainsi à Kinshasa l’obligation de protéger tous ses citoyens.

Cette sortie des Etats-Unis intervient au moment où Moïse Katumbi, brutalisé et évacué en Afrique du Sud pour des raisons médicales, fait l’objet d’une procédure judiciaire pour atteinte à la sûreté de l’Etat. En effet, l’avion médicalisé transportant le patron du Tout Puissant Mazembé est arrivé sur le sol sud-africain, dans la nuit de vendredi à samedi.