« New African Woman », un magazine qui met les femmes africaines à l’honneur

Couverture du n°1

Le supplément de 16 pages du mensuel d’information New African devient un magazine trimestriel indépendant de 100 pages. Disponible en France depuis le mois d’avril, en vente dans les kiosques africains le 1er mai prochain, New African Woman s’apprête à conquérir les femmes africaines.

FerielBerraies-Guigny508.jpgNew African Woman, le nouveau trimestriel panafricain féminin francophone du groupe IC Publications, (New African, African Business, The Middle East, African Banker) est porté avec passion par sa rédactrice en chef, Fériel Berraies-Guigny. Tour à tour mannequin, criminologue, diplomate et journaliste, finalisant une thèse de Doctorat sur les enfants soldats à l’Université Paris-Sorbonne, cette franco-tunisienne amoureuse de l’Afrique revient sur la création de ce magazine. Interview.

Afrik.com : Ce mois d’avril 2009, le groupe IC Publications a lancé son premier trimestriel féminin francophone en Afrique, Europe et Amérique. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de ce projet ?

Fériel Berraies-Guigny :
En acceptant de faire partie de cette belle aventure au sein d’IC publications j’avais à cœur avant tout de rendre un hommage aux femmes d’Afrique. En les informant mais en leur donnant également la possibilité de s’exprimer. L’Afrique regorge de femmes extraordinaires, qui construisent le Continent de demain. Cette Afrique au féminin on n’en parle pas beaucoup et pourtant elle est réelle et prolifique. Elle se compose de toute une génération de femmes formées dans les universités les plus prestigieuses du monde. New African Woman parle de l’Afrique féminine au pluriel, l’Afrique positive débarrassée de ses oripeaux réducteurs et passéistes. New African Woman est le porte-voix de la femme africaine. IC publications a voulu donner la possibilité à l’Afrique au féminin de défendre ses idéaux en mettant en lumière des parcours, des combats, des histoires marquantes.

Afrik.com : Depuis plusieurs années, on assiste à l’émergence d’une presse féminine africaine (Amina, Miss Ebene, Brune, Gazelle, Chocolate, Première Dame…). En quoi New African Woman se distingue de ces autres publications ?

Fériel Berraies-Guigny :
Nous ne sommes pas un supplément cosmétique africain. Et nous ne nous positionnons pas comme les autres magazines sur le marché. Nous ne sommes pas des concurrents, nous sommes complémentaires. Ceci dit, nous encourageons la diversité de la presse africaine, c’est ce que nous voulons pour le Continent, plus d’information et plusieurs types d’information. Bien que nous abordions également la mode à la beauté, l’art et la culture, nous privilégions des thématiques de réflexion plus engagées comme le social, la politique, le droit, la justice, l’environnement, etc. Car il faut avoir le courage et la volonté de parler des choses qui doivent changer pour les femmes de notre continent, il faut faire bouger les mentalités et la presse peut aider en ce sens. C’est notre devoir et notre vocation.

Afrik.com : Quel sera le contenu du magazine ?

Fériel Berraies-Guigny :
Nous voulons un magazine féminin panafricain. Il abordera tous les sujets féminins, du plus léger au plus sérieux. Il s’adresse principalement à la femme africaine, à l’afro descendante, mais également aux femmes qui aiment l’Afrique et qui ont une affinité pour ce continent. Alors quelle que soit la couleur ou le sexe du lecteur, le dénominateur commun est l’amour pour l’Afrique ! Car nous avons autant de passion pour l’Afrique que pour tous ceux qui l’éprouvent de la passion pour elle.

Afrik.com : À quel lectorat s’adresse New African Woman ?

Fériel Berraies-Guigny :
Nous ne faisons pas de sujets minimalistes. Même lorsque nous abordons les pages consos, mode, shopping et luxe nous prenons le temps et la peine de bien expliquer nos sujets. Bien-sûr certaines rubriques parlent de sujets légers mais notre ton éditorial reste sérieux. Nous voulons créer un magazine d’information féminin haut de gamme. Il s’adressera aux femmes universitaires, aux femmes d’affaires, à la working woman en général. Mais nous pensons également aux femmes au foyer; par exemple, dans notre rubrique « Art de vivre » nous proposons des idées déco, des recettes gourmandes, des idées voyage. Personne n’est en reste, pas de discrimination, quand on aime l’Afrique on s’adresse à toutes ses femmes !

Afrik.com : Où pourra-t-on se procurer le magazine ?

Fériel Berraies-Guigny :
Il est actuellement en kiosque dans toute la France, et sera en kiosque en Afrique à partir du 1er mai. L’édition francophone est diffusée à 50 000 exemplaires dont 32% en Afrique du Nord, 38% en Afrique Subsaharienne, 14% aux Antilles et 16% en France métropolitaine. L’édition anglophone est diffusée à 50 000 exemplaires dont 29% en Afrique du Sud, 32% en Afrique de l’Ouest, 20% en Afrique de l’Est – Afrique Centrale et 19% en Europe. Les parutions des deux prochains numéros de ce nouveau trimestriel sont prévues pour les 15 juillet et 14 octobre 2009.

Afrik.com : New African Woman… Un titre anglophone pour une revue francophone… Comment expliquez-vous cela ?

Fériel Berraies-Guigny :
New African est publié en anglais depuis quarante ans, c’est le magazine panafricain le plus vendu en Afrique anglophone. Depuis un an, une nouvelle version française de ce support presse est publiée chaque trimestre à Paris par Ediafric, une filiale d’ IC publications. Ediafric édite depuis plus de cinquante ans des publications sur l’Afrique francophone dont les plus connues sont le Bulletin de l’Afrique Noire, Banque Afrique, Maghreb Sélection, Cameroun Sélection, Gabon Sélection et Côte d’Ivoire Sélection. La version francophone est une façon de multiplier l’offre pour des lecteurs francophones férus d’une presse de qualité. Si nous avons tenu à garder le titre anglophone, c’est parce qu’il fait partie des best- sellers du groupe, par conséquent le New African Woman en est une suite logique.

Afrik.com : Votre équipe rédactionnelle est-elle uniquement constituée de femmes ?

Fériel Berraies-Guigny :
Oui, il est un fait que nous ne sommes que des femmes, toutes africaines, et les quelques rares non africaines ont vécu en Afrique. Comme je vous l’ai expliqué, l’amour pour l’Afrique et son vécu n’est pas une question de race et de nationalité. Il n’est pas impossible de laisser écrire certains sujets par des hommes, mais cela restera relativement rare. Ce qui est important de dire ici, c’est que nous faisons un féminin et non un magazine féministe !

Afrik.com : Beaucoup de confrères africains se demandent si vous parlerez, dans vos colonnes, de la gente masculine. Quel est votre point de vue ?

Fériel Berraies-Guigny :
Oh oui ! Les hommes sont aussi un sujet vendeur (rires) mais tout dépendra bien sûr de l’angle sur lequel « l’homme » sera abordé !

Afrik.com : Avec la crise financière actuelle et les difficultés croissantes de la presse écrite, comment appréhendez-vous le lancement du premier numéro de New African Woman ?

Fériel Berraies-Guigny :
Nous prenons un risque fou, plusieurs de nos confrères sont perplexes. Il faut savoir que les budgets publicité ont été sensiblement réduits alors qu’ils sont indispensables pour survivre. Nous espérons que la qualité de ce premier numéro retiendra l’attention des annonceurs… Nous ne faisons pas ce métier pour être milliardaire mais parce que l’on a la foi et la passion ! D’ailleurs, nous croyons dur comme fer à ce projet, et nous avons déjà des retombées extrêmement positives. Beaucoup de lectrices nous écrivent et demandent à s’abonner alors que nous ne sommes qu’au premier numéro. Ce journal est né grâce à beaucoup d’amour et de confiance, c’est ce qui nous donnera la force d’avancer et d’exister, crise économique ou pas !

Afrik.com : Des projets pour l’avenir ?

Fériel Berraies-Guigny :
Longue vie à New African Woman, les femmes africaines et à Mama Africa, inch’allah et amen!

 Un seul site pour profiter des conditions exceptionnelles de lancement et savoir où vous procurer le magazine: www.trouverlapresse.fr

 Retrouvez Fériel Berraies-Guigny sur la chaîne Direct 8 dans l’émission Les enfants de Abraham

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Crédit photo: Michel Bonnini