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Une soiree de aissaoua et melhoune

Saïd EL MEFTAHI / Tarab Production / 2006

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Les Aissaoua figurent parmi l'une des plus importantes dans le monde arabo-musulman et plus spécialement au Maroc où elle reste très populaire. Elle est directement issue de la tradition soufie qui a donné son essor à cette confrérie. Cette tariqa a été fondée par Mohamed Ben Aïssa né en 1465 et venu de la région du Souss selon la croyance populaire, mort à Meknès vers 1526, qui est devenu plus tard pour la postérité " El Cheikh Kamal ", le " Cheikh parfait ". Il est d'ailleurs enterré à " Bab El Jdid ", lieu de pèlerinage. Les zaouiyas n'ont cessé d'éclore durant cette période. Cette confrérie a des ramifications dans tout le Maghreb, en Syrie et bien au-delà encore dans la sphère musulmane. Après la mort de Ben Aïssa, d'autres adeptes ont grossi les rangs de la tariqa se scindant en deux groupes : - La voie soufie - La voie des pratiques soufies par le rituel Cet art normé devenu Art est avant tout perçu comme le symbole du Soufisme. Pour le pratiquer, des qualités particulières et des connaissances du Coran, du Soufisme, de la vie du saint fondateur de la confrérie et du rituel Aïssaoua sont indispensables. L'art Aïssaoua comprend les instruments suivants : - Un double tambour en terre cuite à deux peaux frappées à l'aide de deux baguettes ou tabla, utilisé seulement par le moqqadem, chef de la Taïfa . - Une petite percussion digitale en terre cuite en forme de sablier ou tarija. On l'utilise d'une main. - Des tambours à deux faces portés à l'épaule et frappés à l'aide de deux baguettes ou tbila. - Un bol en cuivre retourné frappé à l'aide de deux baguettes ou tassa. - Un instrument à percussion digitale, le bendir, lourd, entouré de petites cymbales ou boujnajin - Enfin un hautbois ou ghaita ((le prononcer raïta), seul instrument mélodique (au nombre de trois). Beaucoup de choses ont été écrites sur les Aïssaoua et chacun peut les considérer du point de vue soufique, religieux ou du point de vue artistique. Beaucoup ont écrit sur les Aïssaoua comme Le Chatelier dès 1886 ou Brunel en 1926. Ces rites sont là pour perpétuer les relations entre le monde invisible, les forces de la nature et un sacré immanent à l'univers. Si nous voulions vous parler aujourd'hui de cette tariqa dans l'art ou de cet art dans la tariqa, alors que tant de choses sont dites, c'est que nous voulions tout simplement vous faire entrevoir autre chose, que derrière le folklore des possédés et derrière les apparences, se trouve une culture orale de tous les sens menant tout droit vers les rives de la Culture à travers sons et mélodies. - Bouhafs