Maroc : allègements de peines pour deux journalistes

La cour d’appel de Casablanca a allégé mardi, la peine de prison infligée à deux journalistes marocains, Mustapha Hormat Allah et Abderrahim Ariri, poursuivis pour avoir publié un document émanant des services de renseignement militaires sur la menace terroriste contre le royaume alaouite.

Mustapha Hormat Allah, journaliste de l’hebdomadaire arabophone « El- Watan » (La Patrie), avait été condamné en première instance, le 15 août dernier, à huit mois de prison pour s’être procuré ces documents des services de renseignement marocains.

Le journaliste, qui avait fait appel, avait été remis en liberté, souligne la même source, ajoutant que la Cour a allègé sa peine de huit à sept mois de prison.

La Cour a également ramené à cinq mois de prison avec sursis la peine à l’encontre du directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant, Abderrahim Ariri, dont la peine prononcée en première instance était de six mois de prison avec sursis.

Les deux journalistes étaient poursuivis pour recel de documents obtenus à l’aide d’une infraction. Leur condamnation avait été dénoncée par les militants des droits de l’Homme et plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse.

Sous le titre « Les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc », l’article incriminé reprenait un rapport du renseignement militaire sur la décision prise par le groupe terroriste international Al Qaïda d’envoyer au Maghreb 16 « djihadistes » -douze Arabes et quatre Pakistanais- pour y perpétrer des attentats.

Le tribunal militaire permanent de Rabat avait auparavant condamné huit officiers de l’armée marocaine à des peines allant jusqu’à cinq ans de prison ferme, pour avoir fourni ces mêmes informations aux journalistes d' »El-Watan ».