Libye : rejet du gouvernement d’union, retour à la case départ ?

A peine le gouvernement d’union nationale a été formé en Libye que le Parlement basé à Tobrouk l’a rejeté.

Le gouvernement d’union nationale en Libye serait-il mort né ? A peine a-t-il été formé, en effet, que le Parlement basé à Tobrouk l’a rejeté, lundi, par 89 voix sur 104. Ce nouveau gouvernement dirigé par l’homme d’affaire libyen, le Tripolitain Fayez el-Sarraj, aurait dû recueillir au moins 119 voix, soit les deux tiers des voix, pour bénéficier de la confiance du Parlement.

Composé de 32 ministres, le gouvernement libyen d’union nationale a été formé, mardi 19 janvier, sous l’égide de l’ONU. Cette nouvelle équipe a été formée après près de deux ans d’imbroglio politique. La Libye était jusque-là dotée de deux gouvernements, l’un reconnu par la communauté internationale, basé à Toubrouk, et l’autre rejeté, installé à Tripoli et dirigé par la coalition Fajr Libya, depuis août 2013, après avoir chassé le gouvernement reconnu à l’international.

Pour le moment, le nouveau gouvernement est loin de faire l’unanimité. Le rejet par le Parlement le prouve. Pourtant, les Occidentaux, qui craignent l’expansion de l’organisation de l’Etat islamique, qui s’est déjà emparée de la ville de Syrte, veulent fermer une bonne fois pour toute le chapitre des tensions politiques en Libye.

Depuis la chute de l’ancien leader libyen, Mouammar Kadhafi, suite à l’intervention militaire de l’OTAN, la Libye est plongée dans la chaos.