Le patrimoine culturel africain s’invite en Normandie : le Festival des Continents du 5 au 8 juillet au Fort de Querqueville

Du 5 au 8 juillet prochain se tiendra au Fort de Querqueville un festival consacré au patrimoine culturel immatériel africain, sous le patronage de l’UNESCO.


Dans la foulée de l’acquisition du Fort de Querqueville, son nouveau propriétaire, Boubekeur Khelfaoui, a décidé de faire de cette ancienne fortification (construite sous Louis XVI pour protéger la rade de Cherbourg) un lieu de dialogue interculturel. C’est ainsi qu’est né le projet du Festival des Continents dont la première édition est consacrée à l’Afrique. C’est un véritable dialogue entre le patrimoine local normand – à commencer par le Fort lui-même– et le patrimoine africain dans sa diversité qui est prévu.

Une initiative privée à vocation universelle

Cette initiative privée, menée notamment par l’Association du Fort de Querqueville (AFQUER), récemment créée, a été appuyée et nourrie par certains Etats africains (le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, l’Algérie …), ainsi que par le groupe africain de l’UNESCO (actuellement sous présidence malienne). Chaque pays africain est invité à choisir lui-même ce qu’il souhaite exposer de son patrimoine culturel et cela sera fait dans les alvéoles du Fort, qui serviront pour l’occasion de stands. Le public, de Normandie et d’ailleurs, pourra apprécier le Gèlèdè béninois, le balafon burkinabè, les Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs, le travail sur le bois des Zafimaniry, le métier à tisser ghanéen, l’écosystème de Lopé-Okanda (Gabon), la tradition Kankurang du Sénégal et de la Gambie, le Koutammakou togolais, l’Imzad du Niger, du Mali et d’Algérie et bien d’autres composantes encore du riche patrimoine culturel africain. Des patrimoines culturels africains.

L’Afrique réunie dans la Manche

Le festival propose aussi un certain nombre de conférences : sur la « parenté plaisante » (Afrique de l’Ouest), sur la Morna (Cap Vert), sur la pensée kabyle au XIXe siècle, sur la route transsaharienne, sur l’esclavage, sur l’immigration … Il propose aussi d’apprécier la gastronomie normande et les gastronomies africaines (essentiellement d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest) et d’écouter des artistes normands et africains : des chants de la mer du groupe Marinade à l’inégalable Manu Dibango, en passant par l’artiste malgache Rajery et le Malien Cheick Tidiane Seck.

Pendant quatre jours, l’Afrique s’installera ainsi dans un fort de la Manche, où le local rencontrera l’universel, où la permanence rencontrera la fluidité des cultures. Celles-ci n’ont pas de frontières, seulement des rendez-vous.

Plus d’informations sur la programmation :