Le Maroc, nouvel Eldorado des constructeurs automobiles


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Drapeau du Maroc
Drapeau du Maroc

Les firmes européennes se bousculent pour investir et créer usines et réseaux de concessionnaires. Un courant insufflé par une politique volontariste de l’Etat marocain qui y consacre des fonds spéciaux.

Les firmes automobiles européennes semblent s’être données le mot pour investir au Maroc. Après l’annonce de Fiat-Auto-Maroc d’accroître ses investissements sur le territoire chérifien, c’est au tour de Volkswagen d’annoncer dans les colonnes journal Nouvelle Tribune un investissement de 15 millions de dollars dans la zone de Tanger.

La firme automobile allemande qui souhaite y construire une usine de câbles électrique prévoit également de créer 12 000 à 15 000 postes de travail. Selon l’hebdomadaire marocain, cette décision aurait été prise en concertation avec le directeur de la production industrielle du ministère de l’Industrie, de l’Energie et des mines.

Concrètement, le soutien gouvernemental s’est manifesté par l’implication du fonds Hassan II pour le développement économique et social. Lancé en 1999 par Mohamed VI qui entendait ainsi poursuivre une initiative de son père, le Fonds Hassan II vise à soutenir l’habitat social, les infrastructures autoroutières, l’irrigation, le tourisme, ainsi que des projets d’ordre culturel et sportif. Cette cagnotte, qui constitue le fer de lance des investissements de l’autorité publique dans les rouages économiques du royaume, est en grande partie financée par les cessations de parts minoritaires de l’Etat dans les entreprises semi-publiques.

Fonds Hassan II

Cette politique volontariste dans les grands projets d’investissement des firmes étrangères a sans doute été décisive dans l’implication croissante de l’italien Fiat au royaume.

Dans un entretien accordé au quotidien local  » L’Economiste « , Franco Ciranni, nouveau PDG de la  » Fiat-Auto-Maroc  » a assorti à son démenti des rumeurs de désengagement du constructeur italien un objectif d’augmentation des ventes de 30%.  » L’année 2003, l’échéance de la convention, connais pas  » a-t-il résumé, ajoutant :  » Nous allons travailler pour insuffler à la société une plus grande compétitivité « .

Outre les investissements globaux, comprenant le projet de voiture économique, qui atteignent aujourd’hui un milliard de dirhams (107,83 millions d’euros), le constructeur turinois fait valoir 5 500 emplois crées au Maroc. Il prétend également faire passer le nombre des concessionnaires répartis sur le territoire de 19 à 25.

C’est dire si FIAT apparaît comme un rival sérieux de PSA (Peugeot-Citroën) et Renault dans la reprise de la Société de montage automobile (Somaco) détenue à hauteur de 38, 5% des parts par l’Etat.

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