Le Burundi se retire de la CPI

Le Burundi vient de décider de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), alors que le pays est de plus en plus accusé d’être en grande partie responsable de crimes.

Le Burundi vient de décider de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), alors que le pays est de plus en plus accusé d’être en grande partie responsable de crimes.

Sentant que l’étau se resserre de plus en plus, le pouvoir burundais a décidé de réagir en se repliant sur lui-même, comme il le fait depuis le début de la grave crise que traverse ce pays. La CPI a ouvert un examen préliminaire en avril de cette année. Il y a quelques jours, le comité des Nations-Unies contre la torture a publié un rapport qui accable les autorités, poussant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à décider de mettre en place une commission internationale d’enquête sur les exactions commises au Burundi.

Après deux mois d’enquête au Burundi, des experts de l’ONU ont établi une liste de 12 personnalités considérées comme responsables des graves crimes commis en toute impunité à travers le pays, et qui pourraient relever de la CPI, indique RFI. Parmi eux, le ministre de la Sécurité publique et numéro 2 burundais, le général Alain-Guillaume Bunyoni, le chef d’état-major de l’armée, le très redouté patron des services secrets burundais, ou encore un des chefs de cabinet du Président Pierre Nkurunziza.