Guéri après un traitement à la Chloroquine : « Je ne me doutais pas que j’avais le Coronavirus »

Bakary Cissé

Il fait partie des nombreux patients soignés au Sénégal et qui, grâce à un traitement à base de Chloroquine, sont guéris de la redoutable et redoutée maladie à Coronavirus. Son nom, Bakary Cissé, il est journaliste sportif. Après sa guérison, il est revenu sur sa maladie, sur les ondes de la RFM.

Il revient de loin, car le Covid-19 avait déjà commencé à se manifester lorsqu’il a découvert qu’il avait la maladie. D’autant que dès l’apparition des premiers symptômes, il était déjà fatigué, physiquement abattu. « C’est le 18 mars 2020, deux jours après mon retour d’Europe, que j’ai commencé à sentir des choses bizarres. En ce moment, j’étais à la Rédaction, je ne sentais plus mes jambes et j’avais un mal terrible au dos. Et quelques minutes plus, j’ai commencé à tousser », révèle Bakary Cissé, évoquant ainsi les premiers instants de l’attaque.

« Lorsqu’il a vu que je n’allais pas bien, et compte tenu des signes évocateurs, notre infographe m’a suggéré d’aller à l’Institut Pasteur. J’ai tenu malgré toute cette souffrance à boucler le journal. Surtout que je ne me doutais pas que j’avais le Coronavirus. Quand je suis rentré chez moi, j’ai dit à ma femme que j’avais de la fièvre. Seulement, elle n’avait rien remarqué et ne pouvait pas se douter que j’étais atteint de Coronavirus », se rappelle l’homme de médias.

« Tard dans la nuit, vers les coups de 4h30mn du matin, je me suis réveillé et j’ai vu que madame était assise en train de me regarder. Lorsque nos regards se sont croisés, elle me dit : « sais-tu que tu es très malade ». C’est en ce moment que je réalisais ce qui venait de m’arriver. Je décide de me rendre à l’hôpital, et mon épouse me rappela à l’ordre. Elle me dit : « non, nous devons respecter les consignes en appelant le personnel médical qui doit se déplacer pour faire le test ». J’ai suivi ses conseils ».

L’isolement est la chose la plus difficile

« Lorsqu’on a appelé le numéro vert, nous avons attendu très longtemps, sans qu’ils ne viennent. Il a fallu que je passe par une connaissance pour que l’équipe sanitaire me rappelle et procède à un premier diagnostic en ligne, via le téléphone. C’est ainsi que les professionnels de santé ont débarqué chez moi pour ensuite effectuer des prélèvements en vue d’un test. C’était le début de mes instants d’angoisse. En effet, quand le test est revenu positif, j’ai craqué en pensant à ma famille, à mes collègues et à mes enfants surtout, qui ne sont que des innocents », raconte M. Cissé.

« Vraiment, c’est une chose inexplicable. Je peux dire que c’est la période la plus dure de ma vie. Surtout, lorsqu’il était question de me mettre en quarantaine, à l’hôpital de Diamniadio (35 kilomètres de Dakar). L’isolement est la chose la plus difficile, car tu vois des personnes en masque qui t’appellent par ton nom mais que tu ne peux identifier. Il faut reconnaître que ce sont des gens qui travaillent d’arrache-pied, pour que les malades ne se sentent pas seuls, ne se sentent pas abandonnés durant ces instants très difficiles », confie-t-il.

Revenant sur le traitement reçu, Bakary Cissé indique avoir clairement été notifié par le corps médical qu’il allait recevoir un traitement à base de Chloroquine. « Les médicaments étaient forts. C’était une prise par jour. Mais j’avoue que je me suis très vite senti mieux dès que j’ai commencé à être traité à la Chloroquine. Car au départ, je ne recevais pas ce traitement. C’est le lieu de remercier tout le corps médical, fait de professionnels, qui maîtrisent ce qu’ils font. Leur travail est à saluer », conclut le journaliste.

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