Gagnez des invitations pour Ouidah, une pièce de Aphonse Demeho

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Participez à notre jeu-concours et gagnez des invitations pour la pièce de théâtre « Ouidah » du dramaturge Alphonse Demeho, à Paris les 7, 10 et 11 mai 2011.

CLIQUEZ ICI POUR PARTICIPER AU JEU-CONCOURS

12 invitations à gagner :

 4 pour le 7 mai

 4 pour le 10 mai

 4 pour le 11 mai

Théâtre Darius-Milhaud : 80 allée Darius Milhaud, 75019 Paris

Écrire une pièce sur l’esclavage n’avait jamais été pour moi un rêve. Je crois que mon être, tout mon être rejetait cette idée. Puis, à l’occasion du cent cinquantième (150ème) anniversaire de l’abolition de l’esclavage, une association chrétienne m’a commandé une pièce de théâtre sur le thème « l’esclavage ».

Je me suis donc retrouvé face à l’histoire, l’histoire de mes aïeuls, mais surtout
cette histoire que nous voulons universelle. Ivoirien que je suis, Africain que nous sommes, je me dis que nous devons nous approprier de notre histoire.

Pour la première fois, je l’avoue, j’ai eu très peur… De ne pas être à la hauteur
d’abord de la tâche mais surtout, quoi raconter et comment le raconter pour ne pas remuer le couteau dans une plaie qui refuse de guérir ?

Cette plaie déjà profonde par ce passé peu décortiqué en Afrique et qui reste un passé douloureux.

Dans cette pièce, nous faisons le choix du “Pardon”, de la « Paix », de tourner le dos au passé, sans l’oublier puis négocier l’avenir.

Le discours dans cette pièce n’est pas accusateur encore moins militant comme l’aurait été bon nombre de textes sur ce genre de sujets.

Nous chantons l’Afrique, nous chantons et rendons hommage aux nobles combattants et résistants face à cette inhumanité qu’a été l’esclavage, nous exhortons la nouvelle et la future génération à prendre la relève du combat du savoir.

Ce combat du développement : économique, culturel et bien-être social. Si l’Afrique sort victorieuse de ce combat, elle fera entendre sa voix dans le concert des nations.

Nouvelle génération, nous voulons réhabiliter certains monarques de l’époque
sans méconnaitre qu’ils ont été aussi des vendeurs d’esclaves. Nous voulons être des Patrice Lumumba, des Nelson Mandela, pour leurs combats pour l’abolition des soumissions des peuples d’Afrique, pour la dignité et l’égalité entre les hommes.

De ce temps moderne, que chacun se munisse de son arme (artistique,
sportive, intellectuelle…etc.).

Que me soit permis d’ajouter cette pierre « Ouidah » à la construction de l’édifice Afrique.

Le chemin est encore long, difficile et harassant, mais comme a dit Richard Nixon: « Quand la route devient dure, ce sont les durs qui continuent la route ».

Sincères remerciements à tous ceux qui ont cru en nous et qui acceptent de nous laisser une petite ouverture pour nous exprimer.

Alphonse Demeho, dramaturge

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