Egypte : quand la presse se révolte contre le ministre de l’Intérieur

En Egypte, la grogne enfle chez les journalistes, qui, à travers une manifestation, exigent le limogeage du ministre de l’Intérieur. Ce 4 mai 2016, devant le siège du syndicat des journalistes au Caire, ils la presse a crié son ras-le-bol.

La grogne enfle chez les journalistes égyptiens qui, à travers une manifestation, exigent le limogeage du ministre de l’Intérieur. Ce 4 mai 2016, devant le siège du syndicat des journalistes au Caire, ils la presse a crié son ras-le-bol.

Lors d’une assemblée générale exceptionnelle, ce mercredi 4 mai 2016, plusieurs centaines de membres du syndicat des journalistes ont menacé d’entamer une grève générale. Leur menace est liée à des points bien précis : ils veulent la libération de deux de leurs collègues, le limogeage du ministre de l’intérieur, Magdi Hamid Abdel Ghaffar, et des excuses du gouvernement. A l’origine de ce coup de gueule, l’irruption des forces de sécurité dans les locaux du syndicat, dimanche, pour arrêter les journalistes Amr Badr et Mahmoud El-Sakka, tous deux du site Internet Yanair.

Ces arrestation ont d’ailleurs suscité un tollé au sein des médias et de l’opposition, qui dénoncent un « acte anticonstitutionnel ». En soixante-quinze ans d’existence du syndicat, « aucun Président, aucun premier ministre, aucun ministre de l’Intérieur n’a jamais osé faire une telle chose », a réagi l’un de ses membres, Mahmoud Kamel. En attendant l’exécution de leurs requêtes, les journalistes menacent de durcir le ton.