Des descendants d’esclaves africains du Brésil retournent en Afrique 5 siècles plus tard

Bissau –  Un groupe de quilombolas du Maranhão au Brésil, descendants des esclaves africains sont arrivés en Guinée-Bissau pour faire connaissance et sentir de près leurs origines culturelles et sociales.

 

La visite rentre dans le cadre du festival « O percurso dos Quilombos: de África para o Brasil e o regresso às origens »(Trajectoire des Quilombs : de l’Afrique au Brésil etle retour aux origines), organisé par l’Institut Marquês de Valle Flor en partenariat avec trois organisations internationales du Brésil, du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau.

 

Le festival débute jeudi dernier) et se déroulera jusqu’au 25 et les quilombolas prendront part à une série d’initiatives culturelles dans la ville guinéenne de Cacheu, d’où venaient la majeure partie des africains qui ont servi de main d’œuvre au Brésil.

« Cette action vise à soutenir la formation des Associations Culturelles Quilombolas, promouvoir l’héritage culturel Quilombola et sensibiliser sur la contribution de la culture Quilombola à la diversité culturelle mondiale« , indique l’Institut Marquês de Valle Flor dans un communiqué envoyé à la presse.

Les quilombolas sont les descendants des esclaves africains au Brésil, et selon l’Institut Marquês de Valle Flor, leurs communautés sont parmi les plus vulnérables et marginalisées de la société brésilienne.

Les quilombolas sont les descendants des résidents des Quilombos, lieux où les esclaves établissaient leurs zones de liberté et se défendaient contre ceux qui les pourchassaient lorsqu’ils s’enfuyaient des senzalas.

L’esclavage a été aboli en 1850 et 500 années plus tard, les descendants des esclaves retournent sur leurs terres d’origine pour témoigner de leurs racines culturelles.

« Le contact avec les origines permettra d’unir le passé et le présent de cette culture, en contribuant à un futur plus digne pour la défense des Droits Humains et la promotion de l’affirmation de l’identité Quilombola au niveau International« , a indiqué Ahmed Zaky, directeur de l’Institut Marquês de Valle Flôr.