Covid-19 : le remdesivir, une patate chaude entre les mains de l’OMS

Alors qu’il a tracé un boulevard pour un traitement du Coronavirus par le médicament produit par les Laboratoires Gilead, l’Organisation Mondiale de la Santé se retrouve avec une patate chaude, très chaude même, entre les mains : le remdesivir notamment. Les détails.

En validant indirectement le remdesivir comme solution thérapeutique dans la lutte contre la maladie à Coronavirus, pour avoir définitivement écarté l’hydroxychloroquine et tracé un grand boulevard pour ce produit des Laboratoires Gilead, l’Organisation Mondiale de la Santé a vendu son âme au diable. Un véritable jeu de hasard auquel s’est prêtée l’OMS, et qui pourrait lui coûter extrêmement cher, surtout en termes de crédibilité. Déjà que Trump lui a tourné le dos.

Le remdésivir a été le premier médicament contre le Covid-19 à avoir obtenu l’autorisation de l’Agence européenne du médicament (EMA) d’être mis sur le marché dans l’Union Européenne, le 25 juin. Auparavant, ce médicament, autorisé pour traiter le Coronavirus aux États-Unis, depuis le mois de mai dernier, semble sans aucun effet chez Donald Trump, au vu des dégâts causés par le virus aux Etats-Unis.

Au total 137 191 morts, malgré la gratuité du médicament. 3 366 515 cas de Covid-19. C’est l’hécatombe aux Etats-Unis où ce médicament censé soigner le Coronavirus est gratuit. Alors qu’elle est interpellée par le Professeur Didier Raoult, qui accuse que le remdesivir ne soigne pas le Coronavirus, enfonçant que ce médicament cause des insuffisances rénales, l’OMS fait la sourde oreille, consciente pourtant que l’heure est grave.

L’heure est extrêmement grave d’autant que le remdésivir, antiviral utilisé pour traiter la maladie à virus Ebola, ne soigne toujours pas les Américains, même si des tests cliniques effectués pour le Coronavirus indiquent que ce médicament améliore les chances de survie des patients et réduit leur temps d’hospitalisation. Chez Trump, ces données semblent… tromper. Et les cas de contamination, comme le nombre de morts, explosent chez l’oncle Sam.

Suffisant pour se demander si l’Agence européenne du médicament a bien tourné la langue sept fois dans la bouche avant de se prononcer sur le remdesivir. Quant à l’OMS du président Tedros Adhanom Ghebréyesus, son silence sur la question, alors qu’elle a été interpellée par le Professeur Didier Raoult sur l’inefficacité de ce médicament contre le Covid-19 et sa dangerosité sur les patients, est plus que troublante.