Covid-19 et Chloroquine : quand des ophtalmologues cherchent à discréditer le Protocole Raoult (Vidéo)

Professeur Didier Raoult

Il faisait face à la presse sénégalaise, ce samedi 2 mai 2020, dans la matinée, deux mois après l’apparition du Coronavirus au Sénégal. Après avoir étalé les résultats extraordinaires obtenus grâce à la Chloroquine, le Professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann, à Dakar, au Sénégal, a dit sa colère, face à des « mensonges », des « manipulations » qui se préparent en Europe.

Selon en effet le Professeur Seydi, des ophtalmologues, qui ont eu la « malhonnêteté » de faire une publication dans laquelle de la Chloroquine est administrée à des patient atteints de Covid-19 et en phase critique, pour soi-disant prouver le taux élevé de mortalité lié au traitement à la Chloroquine.

« Le rapport vient d’ophtalmologues, pas d’infectiologues. On prenait les malades les plus graves, on les mettait sous hydroxychloroquine, pour pouvoir dire à la fin que hydroxychloroquine était associée à beaucoup de décès. Il n’y avait même pas de charge virale dans l’article. On étudie une maladie, on ne fait pas la charge virale. Il y avait des erreurs même au niveau des tableaux et beaucoup d’autres choses. C’est extraordinaire », déplore le Pr Seydi.

« Quand on est contre une démarche, on trouve toujours des failles, mais quand on est avec une démarche, on ne cherche même pas les failles. Donc, c’est cela qui est dérangeant, le fait de faire des communications qui montrent que quelque part il y a une manipulation des données, il y a une mauvaise foi », accuse fermement le Professeur  Moussa Seydi qui reconnait que « c’est normal dans la Science que les gens ne parlent pas le même langage ».

« Les Chinois ont dit ce qu’ils ont vu, les Américains ont dit ce qu’ils ont vu. Les Américains vont se baser sur ce qu’ils ont vu et les Chinois vont se baser sur ce qu’ils ont vu. Moi, aujourd’hui, je me base sur mes résultats préliminaires, qui ne sont pas des résultats définitifs, pour continuer à faire ce que je fais. Mais quelqu’un d’autre peut trouver autre chose. par exemple en Europe, il y a des pays où on a trouvé que l’hydroxychloroquin ou la Chloroquine est dangereuse, et qu’il faut l’arrêter », reconnaît le Scientifique.

« Mais nous, nous avons pris de l’hydroxychloroquine quand on était enfant, tous les parents le savent. Et nous n’avons pas trouvé que c’est dangereux. Chacun se base sur ce qu’il a constaté pour avancer (…). Ce qui nous gêne nous chercheurs, c’est le manque d’honnêteté », condamne le Professeur Moussa Seydi, qui précise que sur les neuf morts de Covid-19 au Sénégal, tous ne sont pas décédés à l’hôpital.