Covid-19 : Chloroquine, à quoi joue Olivier Véran ?

Olivier Véran, ministre français de la Santé

Alors qu’une pétition est lancée par l’ex-ministre français de la Santé Philippe Douste-Blazy, en faveur de la prescription de la Chloroquine en guise de thérapie du Covid-19 telle que préconisée par le Professeur Didier Raoult, des voix se dressent, toujours, contre cette possibilité. A ce stade crucial, alors que des centaines de Français meurent chaque jour, l’actuel ministre français de la Santé, Olivier Véran notamment, prend le temps de la réflexion quant à l’usage de la Chloroquine. Pire, il n’écarte pas l’idée d’expérimenter « d’autres médicaments prometteurs » dont on ne connaît encore rien des effets futurs.

L’usage de la Chloroquine pour le traitement de la maladie à Coronavirus provoque des débats toujours plus vifs. Un ancien ministre français de la Santé, Philippe Douste-Blazy notamment, a lancé une pétition pour l’assouplissement des mesures visant à utiliser cette molécule contre le Covid-19, qui, à ce jour, a fait de 68 000 morts dans le monde, dont plus de 8 000 en France. Et ce dimanche soir, cette requête a dépassé la barre des 200 000 signatures, au moment où un trio de médecins, pas des moindres, apportaient leur soutien au Professeur Didier Raoult dont les travaux font des miracles aux Etats-Unis d’Amérique, et même au Sénégal.

Lancée vendredi 3 avril 2020 sur la plateforme Change.org, la pétition baptisée « #NePerdonsPlusDeTemps », a pour objet de plaider pour un élargissement des traitements à l’Hydroxychloroquine des patients atteints du Covid-19. Dans la pétition, il est en effet question d’arracher des autorités françaises l’autorisation de la prescription de ce traitement aux malades sans, comme cela se fait en ce moment dans l’Hexagone, attendre que les malades se trouvent dans un état grave, sérieusement touchés par le Covid-19.

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Dans son plaidoyer, la tribune, signée de l’ancien directeur scientifique de l’Institut national du cancer, Fabien Calvo, l’ancien président de la Haute Autorité de santé, Jean-Luc Harousseau et l’ancien directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Dominique Maraninchi, explique que « le point fort des essais du Pr Raoult est, de notre point de vue, une diminution très rapide de la charge virale avec négativation des recherches virologiques dans plus de 90% des cas en moins de huit jours, ce qui pourrait permettre d’éviter l’aggravation et en particulier le transfert en réanimation ».

Ces trois éminents médecins ont recommandé d’appliquer le traitement élaboré par le Pr Didier Raoult, qui prône l’usage de l’Hydroxychloroquine dès l’apparition des premiers symptômes du Coronavirus, soutenant que « sur cette base, la stratégie serait plutôt donc de proposer un traitement précoce avant la survenue de complications respiratoires sévères ». Sauf que des voix, notamment de scientifiques, appuyés par l’Organisation mondiale de la Santé, se dressent contre l’usage de la Chloroquine, sans motifs valables.

De même, la position ambigüe du ministre français de la Santé, Olivier Véran, qui, samedi 4 avril, à appelé à ne pas brûler les étapes, soulignant, selon L’Express, « qu’on connaitrait dans les prochains jours les premiers résultats intermédiaires d’études cliniques, qui visent à déterminer si la Chloroquine mais aussi « d’autres médicaments prometteurs » sont efficaces quand ils sont pris dès le début de la maladie », pose problème. Car, en ces temps de forte urgence, hésiter entre « d’autres médicaments prometteurs », dont on ne saura les effets secondaires que dans des années, et la Chloroquine, dont tous les aspects sont connus, relève d’un pur amateurisme ou tout simplement d’une complicité qui ne dit pas son nom.

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Dans tous les cas, l’histoire retiendra qu’au moment où des Français meurent à la pelle du fait du Covid-19, et qu’un traitement certifié, la Chloroquine, soit disponible, un certain Olivier Véran, alors ministre français de la Santé, a préféré gagner du temps pour attendre l’expérimentation d’autres médicaments dits « prometteurs ».