Coronavirus : la Chloroquine dérange !

Le débat sur l’efficacité de la Chloroquine contre la maladie à Coronavirus est loin de connaître son épilogue, notamment au Sénégal, où, outre les éloges dressés par le chef de l’Etat Macky Sall pour cette molécule, le médicament a donné et continue de donner satisfaction totale dans la lutte contre le Covid-19. Aujourd’hui que cette molécule dérange, quelle approche en Afrique ?

Si en France, ou disons dans une partie de la France, la Chloroquine est néfaste chez les malades de Coronavirus, au Sénégal, cette molécule vaut de l’or. « En Afrique, on connaît bien la Chloroquine à travers sa version Nivaquine que nous avons tous consommée en quantité pendant notre jeunesse, dans les écoles. C’était des moyens de prophylaxie contre le paludisme », a récemment indiqué le Président Macky Sall, lors d’un entretien avec la presse française, notamment France 24 et RFI.

Macky Sall du Sénégal osera-t-il se dédire ?

Le Président du Sénégal, Macky Sall

Macky Sall, au cours de cet entretien était d’avis qu’il est toujours possible de « parler des effets, mais pour le moment nous avons un taux de guérison remarquable. La courbe du nombre de guéris a dépassé depuis le 12 avril le nombre de malades dans les hôpitaux. Cette courbe progresse ». Aujourd’hui encore, avec ses 3 161 cas testés positifs, le nombre de guéris (1 565) dépasse de le nombre de malades dans les hôpitaux du Sénégal (1 557), avec un total de 39 décès en près de trois mois de farouche lutte contre la maladie à Coronavirus.

Le Professeur Didier Raoult

Faut-il rappeler que le Sénégal, face à la maladie à Coronavirus, a utilisé la même arme : la Chloroquine ? L’on comprend aisément le malaise des autorités sanitaires du Sénégal face à la sortie de l’OMS demandant de suspendre l’usage de l’hydroxychloroquine comme traitement contre le Coronavirus, après une étude jugée « foireuse » par le Professeur Didier Raoult et parue dans The Lancet. Le malaise est encore plus profond, si l’on sait que Macky Sall en personne est conscient des contrevérités publiées dans The Lancet, qui remet en cause la Chloroquine, « en vente libre dans les pharmacies françaises, il y a encore quelques mois », pour reprendre le Pr Raoult.

Bataille entre la raison et l’émotion

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« Aujourd’hui, on parle d’urgence sanitaire mondiale, il y a la pandémie qui fait des ravages. Je pense que pour les professionnels qui ont des malades entre les mains et qui doivent les soigner, alors que la Chloroquine a eu des résultats importants, je pense que le débat peut certainement se poser, mais le plus important c’est de guérir les malades. Et si l’on considère les bienfaits de cette molécule par rapport aux risques, en tout cas en Afrique, la balance pèserait plutôt du côté des bienfaits », disait Macky Sall le 17 avril. Ose-t-il revenir sur son propos ? Le Sénégal a les yeux rivé sur son Président.

Professeur Moussa Seydi

Aujourd’hui, sur cette planète terre, se mène un farouche combat. Celui de l’émotion qui fait face à la raison. Le défunt Président du Sénégal Léopold Sédar Senghor disait en effet que « l’émotion est Nègre et la raison Hélène ». Pour sûr, pour des intérêts quelconques, le Professeur Moussa Seydi, qui a toute la confiance de Macky Sall n’aura pas le cœur (émotion) à regarder les Sénégalais mourir et les priver de soins adéquats, comme cela se passe en ce moment en Europe, où pour des intérêts sournois, notamment la défense des intérêts (raison) de firmes pharmaceutiques, des milliers de malades ont à la limite été laissés à eux-mêmes.

La Chloroquine dérange. C’est l’avis de tous les Sénégalais. Au-delà du Sénégal, des Français sensés. Et la raison ne peut qu’être financière, car cette molécule ne coûte absolument rien. Et traité avec cette molécule, le Coronavirus, vache à lait espérée de certains praticiens et autres firmes pharmaceutiques, n’aura rien apporté comme retombées. Aujourd’hui, l’OMS, qui tire ses principales ressources des firmes pharmaceutiques, ne peut que défendre les intérêts de ces industries. Et depuis le début de l’épidémie, alors que l’Afrique faisait des « merveilles » face au Covid-19, avec des guérisons à la pelle remettant en cause les prévisions apocalyptiques de l’OMS, cette dernière déconseillait les solutions africaines.

Mohammed VI et sa belle gestion de la pandémie

Le roi du Maroc, Mohammed VI

D’abord, la Chloroquine déconseillée, ensuite l’Artémisia. Et maintenant, voilà que l’Organisation Mondiale de la Santé, sans scrupule, demande la suspension des traitements à l’hydroxychloroquine, sur la base de littérature, notamment une publication du Lancet. Qu’ont donné les solutions européennes, exceptées celle du Professeur Raoult ? Rien de concluant, à part des morts à la pelle. 28 530 décès en France, 27 117 morts en Espagne, 32 955 en Italie. Si la France avait suivi le Protocole Raoult, elle se serait retrouvée avec environ 1 300 décès, si l’on sait que l’équipe du Professeur Raoult a eu 36 décès sur 4 000 malades traités et la France compte 145 555 cas de Covid-19.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’OMS

Aujourd’hui, on tente de noyer le poisson. Certains pays, à l’image du Maroc, de l’Algérie, ont la poigne de diriger leurs travaux, basés sur le traitement des malades à la Chloroquine. Et Dieu sait que l’OMS, quel que soit son culot, n’ose pas fourrer son nez dans la gestion de la pandémie par les autorités royales. Quant à donner des leçons de conduite, Mohammed VI est mieux placé pour en administrer car, en dirigeant diligent, le roi, depuis le début de la pandémie, enchaîne les exemples. Ce n’est pas un hasard si le Maroc est à quelque 202 décès pour 7 577 cas testés positifs. De belles leçons de gestion de la pandémie que Mohammed VI administre à ses pairs du monde entier. Quant au directeur de l’OMS, il a assez à faire avec Donald Trump qui semble avoir l’avoir démasqué très tôt.