Coronavirus en Algérie : les résultats du traitement à la Chloroquine sur huit malades attendus ce jour

Depuis les premières conclusions du Dr Didier Raoult sur l’efficacité de la Chloroquine sur le Covid-19, dans la plupart des pays touchés par la pandémie, il s’est fait une ruée vers ce médicament et les tests vont bon train. A l’hôpital El Kettar en Algérie, sous la conduite de Dr Achour, des essais ont également effectués pendant six jours sur huit malades. Les résultats seront livrés ce jour.

En Algérie, au moment de la rédaction de cet article, 454 personnes ont déjà été touchées par le Coronavirus avec 29 morts et 31 individus qui ont recouvré la santé. Face à cette montée fulgurante de la propagation, les experts en santé ont émis le vœu que le traitement à la Chloroquine défendu par le Dr Didier Raoult soit appliqué à toutes les personnes testées positives au Coronavirus. Mais les autorités gouvernementales ont ordonné que seules huit pensionnaires de l’hôpital Kettar bénéficient de ce traitement. C’est ce qui a été fait sur six jours et hier, samedi 28 mars, les prélèvements ont été effectués pour le test de contrôle pour chacun des patients afin de confirmer ou d’infirmer l’efficacité du traitement.

Selon les rapports des médias locaux, le Dr Nassima Achour, responsable du déroulement des tests, a indiqué que le traitement en cours a été appliqué sur des personnes touchées par les formes modérées et graves du Coronavirus. Elle estime que les soins ne devraient pas se limiter uniquement aux stades sévères et modérés de la maladie. Les autorités devraient l’élargir aux formes légères également étant donné que le médicament peut se produire localement et qu’il ne coûte pas une fortune.

« Grave erreur stratégique de réserver le traitement aux malades graves »

Saluant la décision prise par le comité d’experts pour la prescription de l’hydroxychloroquine, Pr Djamel Eddine Nibouche, chef de service de cardiologie au CHU Hussein Dey, signale qu’en raison du faible coût de la Chloroquine et de sa durée d’administration très courte, comprise entre une semaine et 10 jours, « il est impensable de la réserver uniquement aux malades graves. C’est une grave erreur stratégique. Je pense que tous les cas positifs doivent en bénéficier. La négativation de la charge virale empêchera les formes légères ou modérées d’évoluer vers les formes graves mortelles et diminuera ainsi l’effarante mortalité occasionnée par ce virus ». Il a souligné que cela éviterait les complications du traitement de longue durée.