Burundi : l’ONU dénonce de graves violations des droits de l’Homme

Plus d’un an après le début de la crise politique au Burundi qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes, l’ONU dénonce à nouveau, ce mardi 20 septembre 2016, les exactions commises par le gouvernement. Mettant en garde contre de possibles « crimes contre l’humanité et un grand danger de génocide », le rapport, qui déplore que « ces violations graves sont systématiques et constantes, et l’impunité est omniprésente », le dernier rapport d’une mission d’enquête des Nations Unies a dévoilé « des violations graves des droits de l’Homme (…) commises principalement par des agents de l’Etat et ceux qui sont liés à eux ». Depuis que, contrairement aux dispositions constitutionnelles, le Président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat, avant d’être réélu en juillet, le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences et de nombreux cas de torture.