Burkina Faso : les mutins étaient des « diaspos »

« Ce n’est pas l’armée qui s’est mutinée, mais une promotion dont la majorité des soldats sont issus de la diaspora », nous a confié ce mercredi une source proche de la présidence du Burkina Faso, au sujet des exactions perpétrées par des militaires dans plusieurs villes du pays, depuis le 14 avril. Selon cette source autorisée, mais qui a cependant réclamé l’anonymat, les auteurs des troubles sont à 95% « des militaires de la même promotion, d’une même classe d’âge, recrutés dans les années 2008, 2009. » Des hommes qui, pour les deux tiers, seraient issus de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire (des « diaspos » comme on les surnomme à Ouagadougou). Après concertations, le président Blaise Compaoré a promis aux mutins d’améliorer leur condition et a limogé les supérieurs qu’ils avaient critiqués. Les chefs d’état-major des armées ont été destitués et remplacés le week-end dernier.