Burkina Faso : la contestation fait tache d’huile

Une troisième ville a connu des troubles au Burkina Faso. Après Ouagadougou, jeudi et vendredi, et Pô, de samedi soir à dimanche, Tenkodogo, située au sud-est de la capitale, a vécu un dimanche agité. Vers 17 heures (locales et GMT), des militaires sont sortis de leur caserne, mitraillettes au poing. Ils ont tiré en l’air dans plusieurs quartiers de la ville, réquisitionné des véhicules de civils, commis des pillages dans le marché, semant un vent de panique parmi la population. Depuis la semaine dernières, les troubles ont fait plusieurs dizaines de blessés. Le président Blaise Compaoré a dissout son gouvernement et instauré, samedi, un couvre-feu à Ouagadougou.