Au Caire, Ban Ki-moon appelle les dirigeants de la région à écouter les peuples

A l’issue d’une rencontre dimanche avec le chef de la Ligue des Etats arabes, Amre Moussa, au Caire, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réitéré son appel aux dirigeants de la région à écouter les aspirations de leurs peuples. Ils ont notamment discuté de la situation en Egypte, en Libye, au Yémen et à Bahreïn.

« Les dirigeants doivent écouter les aspirations légitimes de leur peuple. Un dialogue ouvert et inclusif est crucial tout autant que le respect des droits de l’homme. Le peuple a envie de construire un société prospère, ouverte à tous, démocratique fondée sur l’état de droit », a déclaré Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse après sa rencontre avec Amre Moussa.

« Les Nations Unies sont prête à aider dans toutes les situations à mettre un terme à la violence, à protéger les civils et à promouvoir les réformes nécessaires », a-t-il souligné avant d’ajouter qu’il était impératif concernant la Libye « que la communauté internationale continue de parler d’une seule voix afin de pleinement mettre en &#156uvre les résolutions ».

Samedi, le Secrétaire général avait déjà rencontré Amre Moussa à Paris en France lors d’un sommet international destiné à coordonner les plans pour appliquer les résolutions du Conseil de sécurité. Il a salué le soutient de la Ligue des Etats arabes à la résolution 1973 votée au Conseil de sécurité la semaine dernière autorisant la création d’une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye afin de protéger les populations civiles.

« Grâce à ce fort engagement de la Ligue des Etats arabes, la communauté internationale a été en mesure de prendre les mesures décisives. Ces mesures visent à protéger les populations civiles, qui ont été tuées par le Colonel Qadhafi dont le régime a été condamné par le monde entier », a souligné par le chef de l’ONU.

« J’exhorte les autorités libyennes a pleinement respecter les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, en commençant par l’arrêt immédiat des hostilités contre les civils », a-t-il dit.

S’agissant du Yémen, Ban Ki-moon a appelé le gouvernement yéménite à protéger la population civile et à mettre un terme à la violence. Selon lui, il n’existe aucune alternative au dialogue politique, social et économique afin de répondre à la crise politique et pour maintenir une unité nationale.

« Cela concerne également Bahreïn ou les violences ont récemment éclaté. L’ONU reste en contact avec les parties sur le terrain, y compris le gouvernement et les parties clés de l’opposition. J’appelle toutes les parties concernées à faire preuve d’un maximum de retenue », a souligné le chef de l’ONU.

« Toutes les parties impliquées devraient chercher les moyens de garantir l’unité et la stabilité et à créer un environnement propice pour des réformes crédibles, y compris les voisins de Bahreïn et la communauté internationale », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a insisté sur le fait qu’il n’existe pas de retour en arrière possible dans ce mouvement de réforme démocratique qui est en train de s’enraciner.

« Ici en Egypte, ainsi qu’en Tunisie, ces transitions sont en cours. Dans ce moment historique, il est dans l’intérêt de la communauté internationale et des Nations Unies d’aider ici et n’importe où de telles inspirations », a-t-il conclu.