Amine, l' »Auvergnat » de Brice Hortefeux, se dit victime d’une manipulation

Amine Bénalia-Brouch, « l’Auvergnat » de Brice Hortefeux, raconte dans un livre à paraître, Confessions d’un sarkozyste repenti, les pressions de l’UMP dont il a fait l’objet après la petite phrase prononcée par le ministre de l’Intérieur lors des universités d’été de l’UMP en 2009. « J’ai été manipulé, j’ai dû mentir pour sauver l’ami du président, puis on m’a jeté comme un vulgaire Kleenex », raconte le jeune homme au Point. Amine avait pris la défense de Brice Hortefeux lors de la polémique qui avait suivi la diffusion d’une vidéo par lemonde.fr où on voyait Amine Bénalia-Brouch, jeune militant d’origine algérienne, demander à Brice Hortefeux de poser avec lui pour une photo-souvenir. C’est alors que la responsable de l’UMP des Landes avait lancé : « C’est notre petit Arabe. » Et le ministre de répondre : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » La réplique avait soulevé un tollé médiatique et valu, au mois de juin, au ministre de l’Intérieur une condamnation en première instance pour « injure à caractère raciste » assortie d’une amende de 750 euros et de 2 000 euros de dommages et intérêts. Quant à Amine, il a démissionné de l’UMP et rallié la formation politique de Dominique De Villepin.