Algérie: le dossier des disparus de la guerre civile des années 80 pas refermé

La  » Charte pour la paix et la réconciliation nationale » initiée par le président algérien Abdelaziz Bouteflika a pour objectif de tourner la page sur la guerre civile des années 80 et fermer de dossier des près de 8 000 disparus, notamment en indemnisant les familles de victimes. Pourtant la charte ne fait pas l’unanimité chez les Algériens. Le journal TV5 monde a rapporté ce mardi des témoignages de familles de disparus affirmant être harcelées par le gouvernement, qui n’hésite pas à monnayer leur demande, afin qu’elles signent un document stipulant la mort du disparu. « Certaines personnes ont signé des documents sans savoir ce qu’il y était écrit. Elles ont su plus tard qu’elles avaient déclaré leur proche disparu comme étant un terroriste. Leurs efforts pour revenir sur cette erreur sont restés vains. Les procureurs ne veulent rien entendre du moment qu’ils ont obtenu la précieuse signature », a déclaré Hacène Ferhati, frère de disparu et militant de l’association SOS disparu.