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WTCC-Maroc : après Loeb et Citroën, le Maroc rêve de F1

Ce week-end marquait le coup d’envoi de la saison 2014 du championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC) sur le circuit Moulay El Hassan de Marrakech, au Maroc.

Les coureurs français avaient la faveur des pronostics, et de la piste aussi. Car c’est bien un Français, Sébastien Loeb, qui a remporté dimanche sa toute première victoire lors de la seconde course du championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC), à Marrakech, à bord de sa Citroën C-Elysée. Ils étaient deux autres pilotes de la marque aux chevrons : le Français Yvan Muller et l’Argentin José-Maria Lopez qui s’est imposé dans la toute première course de l’année. Ce dernier devance Loeb d’un point. Ceux-ci ont creusé un grand écart d’une vingtaine de points sur Chilton (Chevrolet Cruze) qui compte 27 points.

Yvan Muller a raté son week-end et se contente de la cinquième place au classement, avec 17 points. Chez les constructeurs, Citroën comptabilise 95 points contre 57 points pour Honda et 31 points pour Lada.

Après WTCC, la F1 ?

Finale de tennis ATP à Casablanca, WTCC en présence du nonuple champion du monde de rallye Sébastien Loeb… Le royaume à de quoi croire au retour d’une compétition de F1 sur son territoire. Certains se laissent rêver à un 1958 bis, année durant laquelle avait été organisé le Grand Prix automobile du Maroc, remporté par le Britannique Stirling Moss. Mohamed Zahid, premier vice-président de Marrakech Grand Prix, y croit dur comme fer. Le WTCC est « un coup d’accélérateur pour le sport automobile marocain », a-t-il dit à l’AFP. Mais surtout la preuve que « le rêve peut se concrétiser un jour », à savoir le retour de la F1 au Maroc.

Verra-t-on un jour une monoplace Ferrari filer entre les murailles ocres de Marrakech ? Les autorités marocaines affichent en tout cas la volonté de présenter leur pays comme un modèle de stabilité et de développement sur le continent africain. « S’il y a la volonté, en deux ans le circuit est prêt, moyennant une mise à niveau qui ne dépasserait pas les 50 millions de dollars », certifie Jalil Nekmouche, nouveau président de la Fédération (FRMSA). Ce serait aussi une revanche pour le Maroc après avoir échoué à accueillir en 2010 le premier Mondial de football sur le continent.

Mais dans un pays où le niveau de vie est très éloigné des coûts d’un sport comme la F1, les téléspectateurs seront-ils au rendez-vous ? Les organisateurs du WTCC évoquent la présence de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. « L’an dernier, on avait lancé une action sociale auprès des jeunes de la ville pour les sensibiliser aux sports mécaniques », raconte Mohamed Zahid. Il existe aussi un projet visant à « mettre en place une académie de karting, sport d’où sortent les grands champions. On est devenu très ambitieux avec ça », conclut-t-il.



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