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Violences politiques à Conakry : qui pour sauver la Guinée ?

Le rencontre entre le président Alpha Condé et la classe politique le lundi 4 mars au Palais Sékoutouréyah semble accoucher d’une souris. Malgré cet entretien, les violences continuent dans la banlieue de Conakry notamment sur l’autoroute Le Prince où forces de l’ordre et jeunes manifestants se livrent depuis quatre jours à un affrontement sans précédent.

(De notre correspondant)

Des affrontements inter-communautaires opposent les jeunes malinkés (ethnie du président Condé) et les jeunes peulhs (ethnie de son principal rival, Cellou Dalein Diallo) depuis mercredi 27 février, au lendemain de la marche de l’opposition réclamant l’organisation des élections législatives libres et transparentes.

Selon un bilan provisoire, ces violences ont fait six morts et ont causé plusieurs dégâts matériels.

Une médiation internationale

Les opposants réunis au sein du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR), qui se sont faits représenter lundi à l’invitation du président Alpha Condé au Palais Sékoutouréyah par leur porte-parole Aboubacar Sylla, avaient sollicité samedi dernier la médiation internationale afin de sortir la Guinée de la crise. Même si la rencontre du 4 mars a abouti à la mise en place d’un cadre de dialogue qui sera piloté par le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana.

Face à la montée des violences à Conakry, la capitale de la Guinée, plusieurs organisations des droits de l’homme ont dénoncé la répression des forces de sécurité dans certains quartiers de Conakry notamment à Bambéto, Cosa, Hamdallaye, fiefs du chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo.

Vers un report de la date des élections

La date du 12 mai prochain, prévue pour l’organisation des élections législatives, pourrait connaitre un nouveau report à cause de la nouvelle tournure qu’a pris ces derniers temps la crise politique à Conakry. Normalement le président Condé devait convoquer le corps électoral le dimanche 3 mars. Ce qui n’a pas été fait. Alors que le délai de soixante-douze heures prévu par la loi pour la convocation du corps électoral expire ce dimanche.

Depuis deux ans, l’opposition et le pouvoir n’arrivent pas à s’accorder sur les conditions de l’organisation des élections législatives. Les opposants réclament le choix d’un nouvel d’un opérateur de saisie en lieu et place de la société sud-africaine Waymark et la participation des Guinéens de l’étranger au vote.


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