17 octobre 2017 / Mis à jour à 13:14 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
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Tunisie : une application pour dénoncer des actes suspects liés au terrorisme

En Tunisie où le terrorisme a gagné du terrain, ces derniers mois, une application a été créée et qui permet à tous les citoyens tunisiens d’aider les autorités à lutter contre le terrorisme. Via cette application en test dans le pays, les citoyens peuvent dénoncer des actes suspicieux.

Tous les moyens sont bons pour lutter contre le terrorisme en Tunisie. Trois jeunes ingénieurs tunisiens ont créé une nouvelle application pour Smartphone, Edder3, qui permet de signaler des actes liés au terrorisme. L’objectif pour ces trois jeunes étudiants est « de dénoncer pour protéger ». Après l’instauration de l’état d’urgence, la construction d’un mur à la frontière libyenne, la Tunisie, via internet, crée un nouveau moyen pour assurer sa sécurité face aux menaces terroristes.

Mettre les Tunisiens à contribution

Pour l’un des créateurs de l’application, l’objectif est « d’impliquer tout le peuple tunisien dans la lutte contre le terrorisme pour mieux le combattre ». Les Tunisiens sont appelés à garder les yeux ouverts. Via cette application, ils peuvent signaler des faits, des personnes ou encore des lieux qui paraissent suspects avec leur propre géolocalisation, la date et l ‘heure. Les trois jeunes Tunisiens souhaitent que Edder3 soit un relai entre les citoyens et les autorités.

Cette application n’est pas du goût de tous. Certains y voient un moyen de dénoncer un individu sur la base de simples doutes. Avec ces applications, des personnes dont leurs photos sont affichés sur l’application peuvent se retrouver du jour au lendemain accusées de participer au terrorisme. Les auteurs d’Edder 3 se défendent d’avoir pour but la délation, précisant que « l’application sera gérée par une équipe de modérateurs, qui flouterons les visages, supprimeront les noms, pour que les informations personnelles ne soient pas rendues publiques ».

Une application similaire est utilisée en France et en Grande-Bretagne. Une pratique qui reste encore à convaincre en Tunisie, encore marquée par les années où Ben Ali était au pouvoir et disposait d’indicateurs partout dans le pays. La Tunisie a eu à faire face, en quelques mois, à deux attentats meurtriers : l’un en mars dernier à Tunis qui a fait 22 morts et l’autre en juin à Sousse qui a coûté la vie à 38 personnes. Depuis, le pays craint de nouvelles attaques.



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