Terrorisme au Maroc : 12 individus condamnés entre 2 et 10 ans de prison ferme


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La chambre criminelle de premier degré du Maroc a procédé, samedi à la condamnation de 12 individus soupçonnés d’être en lien avec le terrorisme. Des peines sévères de 2 à 10 ans de prison qui entrent dans la politique du royaume chérifien de lutter contre l’Islam radical sur son territoire.

Des peines allant de 2 à 10 ans de prison ferme. Telles sont les condamnations infligées à 12 individus, tous membres d’une cellule terroriste à Tanger au Maroc. Selon des informations rapportées par les médias locaux, les hommes étaient originaires de Tanger et étaient poursuivis pour « constitution d’une bande criminelle dans le but de préparer des actes terroristes ».

De tels actes sont considérés par la justice marocaine comme « une atteinte préméditée à l’intégrité physique d’autrui et participation, vol qualifié, extorsion, sabotage et détérioration dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l’ordre public, incitation à commettre des actes terroristes, désobéissance avec récidive, insulte à l’encontre de fonctionnaires lors de l’exercice de leurs fonctions ». La chambre criminelle de premier degré chargée des affaires de terrorisme n’a pas joué la carte de la clémence. De source proche du dossier, l’accusé principal a écopé d’une peine de 10 ans de prison ferme, le co-accusé de sept ans de prison et quatre ans pour les cinq autres acolytes. Cinq autres accusés ont également été condamnés à deux ans de prison ferme dans cette affaire.

« 1 350 Marocains dont 220 ex-détenus dans les rangs de l’EI »

Ces condamnations entrent dans le cadre d’une vaste campagne de lutte contre le terrorisme lancée par le gouvernement marocain sur son sol. Le démantèlement de réseaux terroristes sur le territoire marocain est régulièrement annoncé par les autorités qui ne lésinent pas sur les moyens pour éliminer définitivement la menace terroriste. Le dernier réseau terroriste démantelé date de juillet dernier. Il s’agissait en effet d’un réseau mis en place par 12 personnes soupçonnées de procéder à des recrutements pour le compte de Daech. Les autorités du pays n’ont pas encore dit leur dernier mot. Mohamed Hassad, ministre marocain de l’Intérieur, indique qu’entre janvier et mai 2015, vingt-sept réseaux terroristes ont été démantelés. Le ministre se félicite des coopérations tissées avec des pays étrangers, notamment l’Espagne dans la lutte contre le terrorisme au Maroc.

Le ministre confirme également la présence de quelque 1 350 Marocains dont 220 ex-détenus dans les rangs de l’EI (État Islamique), mouvement au sein duquel ils occupent des postes de responsabilité. Néanmoins, Mohamed Hassad assure que des mesures sont prises par le gouvernement marocain afin de faire face à cette situation. « Des mesures de dé-radicalisation ont été engagées à travers la fondation Mohammed VI pour la réinsertion et les programmes d’appui aux micro-projets et à l’auto-emploi. Le champ religieux, via la promotion d’un islam modéré et tolérant, n’est pas délaissé en prison. Nous y veillons », a-t-il averti.

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