Depuis samedi, l’ensemble des services de la police tchadienne, y compris les directeurs, sont suspendus de leurs fonctions. Cela, dans le but de passer le contrôle général des effectifs. Pour les remplacer, les gendarmes et agents municipaux ont été appelés en renforts. « Il y a quelques jours, un décret du Premier ministre, Joseph Djimrangar Dadnadji, met en place une commission chargée de contrôler les effectifs de la police, un service très critiqué pour son inefficacité et l’arnaque de ses agents. Le lendemain, un banal incident près du marché central ayant provoqué la mort de deux personnes met à nu l’incapacité des services de police à protéger les citoyens. Ce sera la goutte d’eau qui va faire déborder le vase », explique RFI. Les forces de l’ordre tchadiennes mises en cause sont contraintes de se soumettre à une consultation de contrôle avant de reprendre, éventuellement, l’autorisation d’exercer.