RDC : l’ex-chef de milice Katanga accepte sa condamnation par la CPI


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L’ex-chef de milice congolais Germain Katanga a renoncé à faire appel de la peine de 12 ans de prison que la Cour pénale internationale (CPI) lui a infligée pour sa complicité dans la destruction en février 2003 d’un village du nord-est de la République démocratiqe du Congo (RDC).

Germain Katanga, l’ex-chef de milice congolais Germain, a finalement renoncé à faire appel de la peine de 12 ans de prison que la Cour pénale internationale (CPI) lui a infligée pour sa complicité dans la destruction en février 2003 d’un village du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi la CPI.

Germain Katanga « a informé la Cour qu’il avait décidé de ne pas interjeter appel de la peine de 12 ans d’emprisonnement imposée » en mai 2014, a indiqué la CPI dans un communiqué. La Cour relève l' »acceptation par Katanga des conclusions des juges (…) concernant son rôle et sa conduite », selon une source proche de la CPI. La condamnation de Germain Katanga est « la première condamnation définitive intervenue devant la CPI », selon la Cour. Les avocats de Katanga ont notifié la Cour « de sa décision de retirer son appel », ajoute la CPI. De son côté, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda a indiqué qu’elle abandonnait son propre appel contre la condamnation de Katanga.

Germain Katanga était le commandant des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), une milice créée fin 2002 avec un soutien ougandais et dont de nombreux membres, des ethnies lendu et ngiti, sont soupçonnés d’avoir participé à des massacres à caractère ethnique dirigé contre des Hema, une autre ethnie de la région. Germain Katanga était surnommé Simba (le lion) pour sa férocité.

En mars dernier, la CPI avait jugé que Germain Katanga, 36 ans, s’était rendu coupable de complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour avoir facilité et coordonné l’approvisionnement en armes des membres de sa milice qui avait attaqué le 24 février 2003 le village de Bogoro, tuant 200 personnes environ, par balle ou à la machette. Katanga avait été condamné le 23 mai à 12 ans de prison mais les juges avaient indiqué que le temps déjà passé en prison, soit près de sept ans, serait déduit de la peine prononcée.

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