21 mai 2018 / Mis à jour à 08:36 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Mexique - Evénement
Premier Forum Afromexicain : les afromexicains veulent être reconnus
Plus de 100 représentants d’organisations originaires de Veracruz, Guerrero et Oaxaca ont exigé au gouvernement fédéral la reconnaissance des droits des peuples noirs du Mexique vivant à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, et que cela s’exprime par une modification ’’de la législation secondaire qui permet notre droit à la visibilité’’.

Réunis dans la communauté de José María Morelos de cette municipalité de la région de la Costa Chica d’oaxaca, dans le cadre du , les participants ont fait savoir aux mexicains qu’ils se sont i[’’joints aux revendications des familles afrodescendantes, des communautés et des peuples noirs du Mexique’’. Ils affirment qu’il existe i[’’une totale ignorance de la part de l’État de la reconnaissance et la valorisation de la présence africaine et sa contribution à la culture et à l’Histoire du Mexique, attitude qui se reflète dans l’absence d’un cadre juridique qui reconnaît nos droits à l’identité et à la diversité culturelle ’’.

Ce dernier, ajoutent-ils ’’ai dérivé dans une application de politiques publiques inadéquates aux caractéristiques et besoins de nos populations qui se trouvent dans une situation de marginalisation et de vulnérabilité’’.

Au cours de la réunion dans la ville indiquée, qui pendant de longues années portait le nom de Poza Verde –selon certains témoignages les noirs qui arrivèrent ici venaient du Cap-Vert , Afrique- et est devenue plus tard José María Morelos, les participants ont demandé au gouvernement fédéral que, en considération des nombreuses contributions à la culture et à l’histoire du pays, ainsi qu’à sa participation déterminée à la formation de l’identité nationale, que soit promu i[’’un changement constitutionnel qui rende possible notre droit à la visibilité, à vivre notre diversité sans discrimination et sans xénophobie, à l’élimination des actes de racisme, et à l’affirmation positive de notre identité avec une perspective de genre’’.

Parmi les organisations présentes au Premier Forum Afromexicain se trouvaient les hôtes, le Colectivo Cultural África (Collectif Culturel África, le Programme Universitaire Mexique Nation Multiculturelle, México Negro AC (Mexique Noir AC)., Ecosta et la revue Fandango.

Ont également pris part à ce forum le Musée Régional des Cultures Afrométisses ( Museo Regional de las Culturas Afromestizas), Barca-Costa, Música y Baile Tradicional AC (Musique et Danse Traditionnel AC), Ojo de Agua Comunicación AC, Centro Profesional de Asesoría (Centre Professionnel de Conseil), Defensa y Traducción AC(Déefense et Traduction AC), ainsi que des chercheurs indépendants.

À l’ombre d’un immense parota, arbre emblématique des peuples noirs de la Chica d’oaxaca, car avec ses grands troncs on construit les canots ou ’’i[pangas]i’’ utilisés pour la pêche traditionnelle, principale activité de survie, ou comme moyen de transport sur les fleuves et les lagunes , les participants au forum ont déclaré :

i[’’Nous avons entrepris un travail pour la reconnaissance juridique de notre existence en tant que peuple, contre la négation systématique et pour la conquête d’un espace sur la carte culturelle du Mexique’’]i, avec des expressions comme la danse, la poésie, des vidéos, la musique et la gastronomie.

Ils ont également déclaré qu’ ’’Il est nécessaire que les trois niveaux de gouvernement répondent à nos revendications en termes d’éducation, de santé, d’alimentation, de ressources naturelles, d’habitat, d’environnement, d’économie, de cultures et de droits".

Dans une entrevue à la fin du forum, le professeur Israel Reyes Larrea, promoteur de la cérémonie et président du Collectif Culturel África, a indiqué que l’une des réussites de la réunion est d’avoir initié la formation du Centre de Documentation Afrométisse (Centro de Documentación Afromestiza), avec un stock bibliographique comprenant près de 20 travaux de recherches réalisées dans la région depuis les années 50.



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