25 avril 2018 / Mis à jour à 19:37 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Burkina Faso - Cinéma
Pour la mémoire d’Idrissa Ouédraogo

La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, salue la mémoire d’Idrissa Ouédraogo, mort prématurément le 18 février 2018 à l’âge de 64 ans.

« Le 7ème Art est en deuil. Le regard libre et singulier sur l’Afrique et le monde d’Idrissa Ouédraogo, réalisateur et producteur burkinabé au talent immense nous manquera. Ses œuvres ont été récompensées dans les plus grands festivals. Hier soir, c’est en particulier tout le cinéma francophone qui a mesuré l’ampleur de la perte », a-t-elle déclaré.

La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, salue la mémoire d’Idrissa Ouédraogo, mort prématurément le 18 février 2018 à l’âge de 64 ans. « Le 7ème Art est en deuil. Le regard libre et singulier sur l’Afrique et le monde d’Idrissa Ouédraogo, réalisateur et producteur burkinabé au talent immense nous manquera. Ses œuvres ont été récompensées dans les plus grands festivals. Hier soir, c’est en particulier tout le cinéma francophone qui a mesuré l’ampleur de la perte », a-t-elle déclaré.

Ce réalisateur de très grand talent a marqué l’histoire du cinéma africain avec des chefs d’œuvres tels que Yaaba, Tilaï, Kini et Adams, salués à la fois par la critique et le public. Il est l’un des rares cinéastes à avoir su conjuguer succès populaire sur le continent africain et reconnaissance internationale, grâce à des histoires simples et puissantes qui ont atteint une dimension universelle et lui ont valu les plus hautes récompenses : prix de la critique internationale au Festival de Cannes en 1989, puis Grand Prix de ce même festival en 1990.

Remarquable directeur d’acteur, Idrissa Ouédraogo a tourné dans son propre pays, le Burkina Faso, mais aussi en France et en Afrique du Sud. Il a également mis en scène « La Tragédie du roi Christophe » à la Comédie française.

Confronté, malgré ses succès, à la difficulté de mener à bien ses projets cinématographiques, Idrissa Ouédraogo n’a pas hésité à devenir l’un des pionniers de la production de séries télévisées en Afrique francophone à la fin des années 1990. Pendant les années 2000, il a également ouvert la voie à de jeunes talents dont la cinéaste Apolline Traoré.

Ces dernières années, ses « leçons de cinéma » dispensées lors de plusieurs festivals, ont marqué les esprits et ont su transmettre aux jeunes générations le feu sacré qui l’animait et qui l’avait conduit à entamer en 2015 le tournage d’un feuilleton de plus de cinquante épisodes, « Diarabi » où se manifeste, une nouvelle fois, sa grande affection pour les comédiens et son exceptionnelle proximité avec le public.

Partenaire de ce projet, comme des longs-métrages d’Idrissa Ouédraogo, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) tient à rendre hommage à un artiste exceptionnel qui a magnifiquement contribué à la rencontre des cultures mais aussi à un homme à la personnalité riche, singulière et attachante.



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