
Cette chanteuse tunisienne, fille d’un violoniste fou amoureux de chant arabe, va suivre un parcours des plus
classiques avant de se faire remarquer sur scène. Elle entre au Conservatoire National de Musique de Tunis à dix ans, et y apprend
les rudiments et règles de ses traditions musicales. Sa carrière débute en 1991 : à cette époque, elle se produit avec différents
groupes de malouf tunisien et, se plongeant corps et âme dans la culture arabo-andalouse, elle nourrit son esprit au contact des
traditionnelles noubas de son pays. À la fin des années 90, voulant passer un nouveau cap, Dorsaf Hamdani part pour Paris où elle
entame un troisième cycle en musicologie à la Sorbonne. Musicologue reconnue, elle collabore avec de nombreux groupes et musiciens
comme le oudiste Khaled Ben Yahia. Qu’elle se promène en chantant Fairouz, OumKalthoum, des chants liturgiques ou soufis,
la chanteuse éblouit grâce à la parfaite maîtrise de sa voix et de ses traditions.