
Elle n’avait pas besoin de dire d’où elle venait ni pour qui elle voulait chanter. Ses chansons parlaient à sa place. Elle n’avait pas un nom propre. Tout juste un nom d’emprunt ou plus exactement un nom imposé par ses origines tourmentées, ses déboires d’une jeunesse raccourcie et ses blessures jamais guéries. Rimiti c’était son pseudonyme mais aussi sa cuirasse pour dire tenter, une vie durant, de contrecarrer tout le mal qu’on lui a fait.