Mali : un énième cessez-le feu entre Bamako et les groupes armés du nord ?


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Un accord de cessez-le-feu a été trouvé ce jeudi à Alger entre Bamako et les rebelles du nord du Mali pour mettre fin aux hostilités. Mais ce nouvel accord reste fragile car la moindre étincelle peut tout faire tomber à l’eau.

Les autorités algériennes ont annoncé qu’un accord avait été trouvé ce jeudi entre le gouvernement malien et une coordination de mouvements rebelles du nord du Mali sur la cessation des hostilités dans cette région, rapporte TSA.

Fragile cessez-le-feu

Cet accord signé prévoit six mesures principales : l’arrêt de toute violence, le respect des accords qui ont été signés, la mise en place de mécanismes pour protéger la population civile et stopper toute hostilité de quelconque groupe, la participation à la CTMS (Commission technique mixte de sécurité), la libération des détenus et pour finir la poursuite des négociations dans le cadre du Processus d’Alger. Seulement Bamako comme les groupes armés du nord savent pertinemment que ce nouveau cessez-le-feu reste fragile. Car faut-il qu’il soit respecté par toutes les parties

Seulement Bamako comme les groupes armés du nord savent pertinemment que ce nouveau cessez-le-feu reste fragile. Car encore faut-il qu’il soit respecté par toutes les parties qui sont loin d’avoir définitivement enterrer la hache de guerre. La moindre étincelle pourrait provoquer de nouvelles hostilités dans le nord. Bien que cet accord apaise pour le moment la situation très tendu dans le nord, il ne va pas mettre fin au conflit qui date de plus d’un demi siècle entre Bamako et les sécessionniste du nord-Mali.

Alger confiant

De son côté, Alger est malgré tout confiant. Le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, a salué « une avancée sur la consolidation du cessez-le-feu sur le terrain », qui avait été signé le 23 mai 2014. C’est « un engagement de toutes les parties à éviter tout acte, tout propos, de nature à détériorer la paix sur le terrain », a-t-il poursuivi. Le ministère des Affaires étrangères français a qualifié l’accord d’ « avancée importante » dans la poursuite des négociations.

En plus du ministre algérien, la déclaration sur cet accord s’est faite en présence du ministre malien des Affaires étrangères, de représentants de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’ONU dont le chef de la MINUSMA, mission onusienne au Mali, Hamdi Mongi. Le cinquième round de négociation de paix au nord du Mali s’est ouvert mardi dernier dans la capitale algérienne.

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