23 juillet 2014 / Mis à jour à 03:47 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
France - Mali - Conflit - Guerre - Lutte - Terrorisme - Drame
Mali : « Un bombardement à Gao a tué un ami et blessé mon cousin »

Gao a été frappée la semaine dernière par deux attentats-suides. L’armée française a bombardé lundi un commissariat où s’étaient repliés les terroristes. Cinq personnes, dont deux jihadistes et trois civils ont trouvé la mort dans les combats au sol. Voici le témoignage d’une Franco-Malienne qui a reconnu un cousin blessé, et un ami de sa famille tué. Témoignage exclusif.

Quel est le danger d’un tel contexte pour la population ? « Les populations peuvent être des victimes civiles. Si le phénomène prend de l’ampleur, les attentats peuvent toucher la population. Par exemple, elle peut être concernée par une bombe placée devant un commissariat », a confié à Afrik.com Philippe Hugon, spécialiste du Mali à l’Iris.

C’est malheureusement ce qui est arrivé à Gao. Madame Maïga Abibatou a sa sœur et les quatre enfants de celle-ci qui vivent dans la plus grande ville du Nord-Mali. Cette Franco-Malienne qui vit en région parisienne, a découvert avec stupéfaction la mort et les blessures de ses proches en regardant la télévision.

« Lundi, j’ai vu à la télévision les images de la fusillade à Gao. J’ai appris que des parents ont été blessés et hospitalisés. Mon cousin fait en effet partie des blessés, je l’ai vu sur France 24. Je l’ai reconnu, il tient un atelier de couture près du commissariat qui a été bombardé ». Et de poursuivre : « Heureusement, qu’il n’est pas grièvement blessé. Il a reçu des balles perdues. On ne sait pas encore s’ils ont été blessés par des tirs des jihadistes ou de l’armée malienne »

Parmi les victimes du bombardement du commissariat de Gao où s’étaient repliés les terroristes, Madame Maïga Abibatou déplore quelques amis de sa famille vivant dans cette ville, ancien fief du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). « J’ai vu les images d’un voisin qui pleurait à la morgue à côté du corps de son neveu décédé. Ce dernier est l’ami de notre jeune frère ! », regrette cette Franco-Malienne vivant en région parisienne.

« Ma sœur et ses quatre enfants cloitrés à Gao »

A la suite de deux attentats-suicides perpétrés par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’armée française a bombardé lundi un commissariat à Gao où s’étaient repliés les terroristes. Cinq personnes, dont deux jihadistes et trois civils, ont trouvé la mort dans les combats au sol opposant la coalition aux combattants du Mujao, groupe affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Ce climat de tension à Gao contraint les habitants à ne plus sortir de chez eux. « Ma sœur et ses quatre enfants sont cloitrés dans la maison. Ça fait quatre jours qu’ils ne sortent plus. Ils m’ont dit qu’il y a des affrontements dans la ville. L’endroit où il y a eu l’attentat kamikaze se trouve à seulement 1km de notre maison à Gao », témoigne à Afrik.com Madame Maïga Abibatou. Les gens ont peur. Le commissariat qui a été bombardé se trouve même à l’intérieur du marché principal.

Malgré les problèmes de connexion, Afrik.com a quand même réussi à joindre la sœur de cette Franco-Malienne, Maïga Hadeye. Elle se porte bien et nous souligne que « les forces françaises et maliennes s’occupent du maintien de l’ordre. Et que la population aide les soldats maliens à fouiller les maisons des rebelles Touaregs ».


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