Le Gabon menacé par une grève générale


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Le Gabon pourrait être paralysé par une grève générale illimitée dans les prochaines semaines. Douze centrales syndicales ont promis de déposer un préavis de grève générale sur la table du gouvernement le 25 novembre si l’Etat ne résout pas les problèmes liés à la vie chère notamment.

Le Gabon bientôt paralysée par une grève générale? Les autorités conscientes de la menace se hâtent pour désamorcer la bombe syndicale. Le premier ministre gabonais, Raymond Ndoing Sima a tenu lundi une réunion avec les responsables de 12 centrales syndicales. Il a sauvé le pays d’une crise sociale imminente, selon les syndicalistes, qui ont accordé 3 semaines supplémentaires au gouvernement pour trouver des solutions aux problèmes des Gabonais, notamment ceux concernant la vie chère et les droits des travailleurs. Ils avaient déjà auparavant accordé 3 mois aux autorités pour examiner leurs doléances, mais rien n’a été fait. C’est pour cette raison qu’ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure.

Si cette grève générale a lieu, tous les secteurs de l’administration publique seront paralysés. Ce qui devrait inévitablement entraîner une crise sociale, voire politique, puisque l’opposition veille au grain et tout conflit social peut être utilisé comme ferment pour critiquer l’action du gouvernement.

Les syndicats réclament des actions concrètes

Les centrales syndicales réclament du gouvernement des actions concrètes pour aboutir à la baisse des produits de première nécessité importés, avec en prime l’annulation des taxes douanières, portuaires et aéroportuaires. Elles souhaitent aussi une réduction des prix des produits locaux de première nécessité avec l’augmentation des subventions aux entreprises et la baisse du prix de l’électricité et de l’eau.

Dans le secteur des transports, les syndicalistes revendiquent l’achat de nouveaux bus pour la société gabonaise de transport (Sogatra, service public) et la baisse des taxes auxquelles sont assujettis les transporteurs. Pour ce qui est des droits des travailleurs, les centrales syndicales réclament l’augmentation du SMIG de 80 000 à 150 000 francs CFA et la revalorisation des salaires dans les secteurs parapublics et privés.

Les négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales débutent le 26 novembre. Elles pourraient aboutir sauf surprise sur des propositions fortes et concrètes de la part des pouvoirs publics.

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