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Somalie - Guerre - Lutte - Politique - Terrorisme - Démocratie
La Somalie se dote d’un nouveau gouvernement
Mogadiscio, la capitale de la Somalie
Le Premier ministre Abdi Farah Shirdoon l’a annoncé ce dimanche. Le nouveau gouvernement somalien sera composé de 10 ministres, dont deux femmes. Une désignation qui constitue une nouvelle étape-clef pour ce pays, meurtri par des années de guerre civile, et qui s’est récemment doté d’un parlement et d’un président.

Le Premier ministre Abdi Farah Shirdoon l’a annoncé ce dimanche. Le nouveau gouvernement somalien sera composé de dix ministres, dont deux femmes. Une désignation qui constitue une nouvelle étape-clef pour ce pays, meurtri par des années de guerre civile, et qui s’est récemment doté d’un parlement et d’un président.

Pour la première fois dans l’histoire du pays, une femme occupe le poste de ministre des Affaires étrangères. Elle s’appelle Yusuf Haji Adan Fauzia, peut-on lire sur le site du quotidien suisse Le Temps, et a longtemps vécu au Royaume-Uni. Elle est originaire de Somaliland, région autoproclamée indépendante dans le Nord du pays.

Autre poste important occupé par une femme, souligne BBC Afrique, celui de ministre du Développement et des affaires sociales. Fonction capitale dans un pays ravagé par vingt ans de guerre civile et qui a dû faire face à la famine et la sécheresse. Ce rôle est dévolu à Maryan Qasin, qui avait déjà été ministre auparavant.

Dix ministres seulement

Particularité, également, de ce gouvernement, il est extrêmement restreint : il n’est en effet composé que de dix ministres. Un choix qui s’explique par la « situation difficile que traverse (le) pays », selon Abdi Farah Shirdon, dont les propos sont rapportés par Xinhua. « J’ai formé un gouvernement restreint pour stabiliser le pays en cette période difficile », a ainsi expliqué le Premier ministre. Il a par ailleurs affirmé que la sécurité serait l’une des priorités de cette équipe.

La Somalie n’a pas eu de réelle autorité centrale depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Afin de se remettre dans le processus de transition démocratique, le pays s’est doté d’un nouveau parlement, au mois d’août, et d’un nouveau président, Hassan Cheikh Mohamoud, en septembre.

Le pays n’en reste pas moins en proie à de nombreux conflits, notamment avec les Shebabs, islamistes insurgés. Ceux-ci, bien qu’ayant notamment perdu Mogadiscio l’année dernière, continuent de mener des attaques sur la capitale. Ils avaient d’ailleurs revendiqué, mi-septembre, une tentative d’assassinat à l’encontre d’Hassan Cheikh Mohamoud. Enfin, samedi, deux attentats suicide ont été perpétrés contre un restaurant à Mogadiscio. Sans que l’on en connaisse vraiment les auteurs, d’après Reuters. Le procédé ressemblait néanmoins à celui des Shebabs.

Le nouveau gouvernement doit encore être approuvé par le parlement. Un processus qui ne devrait pas être sans peine, certains clans estimant ne pas avoir été assez représentés. De même, le caractère restreint de la nouvelle équipe avait également soulevé quelques critiques.


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