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Caraïbes - Etats-Unis - Haïti - Littérature
La romancière Jamaica Kincaid défend le vaudou haïtien

“La seule raison pour laquelle les groupes religieux vont à Haïti, c’est pour éradiquer cette croyance”. Jamaica Kincaid a évoqué le vaudou Haïtien et la nature autobiographique de l’ensemble de son œuvre dans le cadre de son Omnibus Lecture à l’Université de l’Indiana-Purdue à Fort Wayne, Indiana. Ci-dessous quelques extraits d’un article paru dans le journal étudiant.

Jamaica Kincaid savait qu’elle allait mettre mal à l’aise les Chrétiens présents dans la salle, mais elle voulait en prendre le risque. Alors qu’elle s’adressait aux médias Jeudi dernier, l’auteure et professeure a commencé à faire une réflexion sur un voyage effectué à Haïti il y a deux ans et se demandait pourquoi il fallait attendre un tremblement de terre pour que les États-Unis prêtent attention à cette nation appauvrie. Une employé de l’IPFW a répondu en disant qu’il y avait un certain nombre d’organisations de groupes et des missions religieuses présents dans le pays depuis des années et qui essayaient d’aider.

“Je crois que, dans l’ensemble, les groupes religieux devraient être bannis de ces endroits” a répondu Kincaid, qui est née à Antigua. Elle a affirmé que de nombreux haïtiens ont pour religion le Vaudou. Les groupes chrétiens n’aiment pas cette réalité et ne sont présents dans le pays que pour répandre le Christianisme. “La seule raison pour laquelle ils y vont, c’est pour éradiquer cette croyance,” a indiqué Kincaid.

Kincaid a affirmé qu’elle s’inquiétait que ses sentiments puissent offenser des gens. Elle a indiqué qu’elle n’avait pas du tout prévu de parler d’ Haïti, mais qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. . . . Kincaid a par la suite indiqué que l’ensemble de son œuvre est inspiré par ses expériences et par elle même. Elle a particulièrement tenu à jeter un regard sur son île colonisée et sur les colons, l’Angleterre. “L’ensemble de mon œuvre est autobiographique” a dit Kincaid.

“Je suis mon unique sujet.”

Kincaid a parlé de son roman, “My Brother,” dans lequel elle raconte l’histoire de son plus jeune frère qui est né alors qu’elle avait 13 ans et de son arrivée qui a empiré une la situation financière déjà compliquée de la famille. Elle fut par la suite envoyée aux États-Unis pour travailler en tant que nourrice et elle devait envoyer une partie de ses reveuns dans son pays pour soutenir sa famille. Un étudiant a demandé à Kincaid comment elle arrivait à faire la part des choses entre l’écriture et les démarches pour se faire publier et faire des apparitions. Elle a prévenu les étudiants qu’ils devaient écrire pour eux-mêmes et non pour un public ou pour l’argent.



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