27 novembre 2014 / Mis à jour à 02:58 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Centrafrique - Agro-alimentaire - Politique
La crise centrafricaine provoque la hausse des prix des denrées alimentaires
La crise centrafricaine n’a pas été sans conséquence. Elle se manifeste dans divers domaines d’activités marquant le quotidien des Centrafricains. Elle a provoqué une hausse fulgurante des prix des denrées alimentaires de première nécessité sur les marchés de Bangui.

De notre correspondant

La crise politique centrafricaine s’est apaisée. Mais elle a provoqué une forte augmentation des prix des denrées alimentaires ces derniers temps à Bangui. Face à cette hausse, la population est confrontée à une crise alimentaire grave qui menace tout le territoire. Le panier de la ménagère n’est guère garni comme auparavant. Sur les marchés de la capitale Bangui, ainsi que ceux des provinces, les tables de viande de bœufs sont quasiment vides, les viandes boucanées presque introuvables, les légumes difficiles à dénicher.

Les centrafricains ne mangent qu’une fois dans la journée. La cuvette du manioc qui coûtait 2500 F CFA avant le 10 décembre 2012, est passée depuis quelques jours à 4500 F CFA. Une gazelle qui coûtait 5000 F CFA est aussi passée à 8000 F CFA. Pour ce qui est de la viande de bœufs, principal aliment en Centrafrique, un bœuf qui coûtait entre 150 et 200.000 F CFA s’achète désormais à 700 000 F CFA.

Pour la présidente de l’association des bouchers du marché central de Bangui, « le bœuf est très cher et dans la plupart des cas, les peulhs n’arrivent pas à Bangui à cause de situation actuelle de crise que vous connaissez. C’est la catastrophe car, une cuisse de bœufs achetée pour revendre coûte déjà 150.000 F CFA. Nous même, nous ne savons quoi faire pour le moment ». Elle réclame qu’après la résolution de cette crise, le gouvernement rétablisse vite la sécurité et libère les principales routes d’approvisionnement de Bangui en bœufs.

Pour Claire Bitouanga, responsable et femme au foyer rencontrée au marché central de Bangui, « ce sont les ménages qui en pâtissent ». Selon elle, il faut se serrer la ceinture pour obtenir de bons aliments pour nourrir les siens.

La ville de Bangui pourrait vivre dans les prochains jours une sévère crise alimentaire si la situation perdure. Les consommateurs réclame la libération immédiate des routes de Mbrè et Bouka, qui approvisionnent Bangui en viande boucanée et le tronçon Bambari qui alimente Bangui en manioc. Ce sont les principaux axes de ravitaillement de la capitale centrafricaine en denrées alimentaires et de la desserte des provinces en produits de première nécessité.


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