Le lien entre la situation à Tombouctou et la chute du régime libyen n’est plus à démontrer. Après des années où Kadhafi à jouer au leader dans ces pays en soutenant tel groupe contre un autre, il est temps de souligner l’échec de sa politique. Peu importe le niveau de développement d’un pays, peu importe les bonnes intentions des forces externes, il est toujours malsain de s’insérer dans la politique interne.
La quatrième édition du festival Taragalte qui a eu lieu du 9 au 11 novembre était une opportunité unique de pouvoir échanger avec des artistes venus du Mali et de la Mauritanie et ressentir le rapprochement entre les différentes musiques africaines.
Ce fut un des exemples des actions entreprises par le Maroc en vue du rapprochement et de l’échange avec les pays subsahariens.
Quant à la diplomatie économique, un article du quotidien français les échos expliquent : « Ainsi, dès l’intronisation du Roi Mohammed VI. Il a eu de multiples périples en Afrique Subsaharienne (21 visites officielles et 13 pays visités de 2001 à 2009). Ces visites sont généralement une occasion d’inauguration des projets de développement et signature d’accords bilatéraux. D’ailleurs, on compte plus de 300 accords, tous secteurs confondus, signés entre le Maroc et les pays d’Afrique subsaharienne durant la dernière décennie (...) La densité des efforts fournis par la diplomatie marocaine a permis de faire de l’Afrique une zone d’accueil importante pour les investissements marocains, ce qui fait du Maroc le deuxième investisseur africain sur le continent, après l’Afrique du Sud, et le premier en Afrique de l’Ouest. »
La diplomatie économique et culturelle entreprise par le roi Mohammed VI depuis 2005 reflète un choix du royaume d’intensifier les relations avec les pays subsahariens tout en respectant la souveraineté et les spécificités de chaque pays.
A l’heure où les puissances régionales et occidentales tentent de s’organiser afin de trouver une solution à la crise malienne, rappelons à celle-ci la sagesse du Maroc dans sa politique africaine.
Edito : Nabil Ouchagour
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