25 avril 2018 / Mis à jour à 19:37 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Algérie - Sahara Occidental - Catastrophe
L’Algérie sous le choc après le crash, 257 morts dont 26 originaires du Sahara Occidental

L’Algérie est sous le choc. Les Algériens rendent hommage aux défunts alors que le pays observe trois jours de deuil après l’annonce du chiffre de 257 morts dans l’accident d’un avion de transport, appartenant à l’armée de l’air algérienne, qui s’est écrasé peu après son décollage de l’aéroport militaire de Boufarik. Les derniers chiffres officiels font état de 257 morts dont 26 seraient originaires du Sahara Occidental.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété 3 jours de deuil national après le pire accident d’avion qu’ait jamais connu l’Algérie. « Suite au crash d’une force aérienne d’Ilyushin aujourd’hui, tuant 257 personnes, le président Abdelaziz Bouteflika a déclaré que trois jours de deuil national commenceraient aujourd’hui », indique le communiqué du service de presse de l’Etat, Algerie Presse Service.

L’avion, un Iliouchine Il-76, se dirigeait vers Becham et s’est écrasé peu de temps après son décollage de l’aéroport militaire de Boufarik sur une autoroute reliant la ville de Blida à Boufarikeu, à 30km au sud de la capitale, Alger.

Le ministère de la Défense a exprimé ses condoléances aux familles des victimes qui étaient, majoritairement, des membres des forces armées.

La chaîne Ennahar TV a déclaré que 26 des victimes étaient des Sahariens occidentaux, sans préciser s’ils appartenaient au Front Polisario, le mouvement séparatiste du Sahara Occidental, au cœur d’un conflit entre l’Algérie et le Maroc.

L’avion se dirigeait vers Tindouf (ville accueille les réfugiés sahraouis et les instances du Polisario) rapporte TSA-Algérie : « Un drame national. Peu avant huit heures, […] à la base aérienne de Boufarik, près de Blida, des soldats et officiers de l’armée nationale montaient tranquillement la passerelle d’un avion qui devait les acheminer à l’autre bout du pays d’où le devoir les appelait. À Tindouf précisément, une terre qui, parmi toutes les autres régions du pays, est la mieux placée pour témoigner de l’abnégation des soldats de l’ANP [Armée nationale populaire], de leurs sacrifices, des privations qu’ils s’infligent quotidiennement pour défendre l’intégrité du territoire national »,

La cause de l’accident reste incertaine et une enquête a été ouverte.



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