Kenya : des terroristes impliqués dans l’attaque de Nairobi réfugiés en Norvège?


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L’enquête sur l’attaque du centre commercial Westgate de Nairobi a révélé l’existence d’un appel téléphonique vers la Norvège d’un des terroristes impliqués dans le drame. La Norvège abriterait-elle, sans le savoir, des responsables de l’attaque qui a ébranlé la capitale kényane ?

Le Westgate livre pas à pas ses secrets. En effet, l’enquête en cours sur l’attaque par un commando d’une quinzaine de personnes contre le centre commercial le plus huppé de Nairobi, le 21 septembre, a révélé l’existence d’un « appel téléphonique vers la Norvège durant l’attaque », a annoncé ce mardi, lors d’une conférence de presse, le chef de la police criminelle, Ndegwa Muhoro. Il a toutefois refusé d’en dire plus, expliquant ne pas pouvoir donner de détails sur une enquête en cours. La Norvège abriterait-elle aussi des terroristes impliqués dans le drame de la capitale kényane sans en avoir la moindre idée ? Un mystère qui pourrait être élucidé dans les semaines à venir.

En attendant, la police kényane détient toujours cinq suspects, soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque de Nairobi. Pour l’heure elle ne souhaite pas les déférer devant la justice, préférant d’abord examiner des échanges de SMS, qui on eu lieu le 17 septembre, soit quatre jours avant l’attaque, a annoncé ce mardi le chef de la police criminelle. D’après lui, « il y a différentes questions qui nécessitent une enquête approfondie, on ne peut pas se précipiter devant la Cour ».

Deux soldats condamnés pour pillages

La police kényane est également toujours épaulée par Interpol dans son enquête, « notamment dans l’analyse des quatre corps suspectés être ceux des assaillants », retrouvés dans les débris de l’arrière du bâtiment, a précisé le chef de la police criminelle kényane. Le bâtiment en question s’est effondré après l’incendie provoqué par les assaillants lors d’affrontements avec les forces de sécurité, à l’issue du siège qui a duré plusieurs jours.

Alors que des responsables des forces de l’ordres avaient jusqu’à présent nié les pillages dont étaient accusés leurs subordonnés, le chef des Forces armées kényanes (KDF), Julius Karangi, a pour sa part annoncé que deux soldats accusés de pillages durant le siège du Westgate ont été inculpés et renvoyés de l’armée. Un troisième fait l’objet d’une enquête. A rappeler qu’au moins 67 personnes ont péri dans l’attaque de Nairobi, et une vingtaine sont toujours portées disparues.

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