Le président français François Hollande l’avait déjà reconnu mercredi dernier. Le Sénat le fait à son tour, rapporte l’agence Reuters, en adoptant mardi, par 174 voix contre 168, un texte admettant « la réalité des violences et meurtres commis à l’encontre de ressortissants algériens à Paris et dans ses environs lors de la manifestation du 17 octobre 1961 » et proposant de créer un lieu de souvenir en mémoire aux victimes. Le 17 octobre 61, des milliers d’Algériens musulmans avaient répondu à l’appel du Front de libération nationale (FLN) algérien à manifester à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé. La répression de la police avait été particulièrement sanglante, des manifestants passés à tabac et d’autres, jetés dans la Seine. Des centaines d’Algériens trouveront la mort cette nuit-là.