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Financement du terrorisme : l’Arabie Saoudite classe l’Algérie sur liste noire
Le Roi saoudien Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud

L’Arabie Saoudite a mis onze pays dont l’Algérie sur une liste noire, le royaume les accuse ne pas lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent.

L’information qui vient froisser les relations entre l’Algérie et le royaume saoudien a été révélée par le journal saoudien Mekkah qui a consulté des documents des services diplomatiques royaux.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a adressé une note au ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi qu’au Conseil de la monnaie saoudienne pour les mettre en garde contre onze Etats dont l’Algérie, classés sur liste noire, qui ne respecteraient pas « les règles » en matière de lutte contre le blanchissement d’argent et le terrorisme.

Sur cette liste noire titrée "Attention, il ne faut pas coopérer financièrement avec ces onze Etats", les pays sont classés en deux catégories : l’Iran et la Corée du Nord qui refusent de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et neuf autres pays (Myanmar, Equateur, Pakistan, Indonésie, Ethiopie, Turquie, Yémen, Syrie et l’Algérie) qui ne respectent les règles du GAFI (Groupe d’action financière), un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme créé par les ministres des Finances des pays membres de l’ONU.

Le royaume a ordonné les ministères concernés de faire preuve de « plus de vigilance » dans leurs transactions financières avec ces onze pays afin de « parer aux risques d’implication dans des affaires de blanchiment d’argent ou de financement de terrorisme », a rapporté le journal saoudien Mekka .

« L’Algérie qui a, de tout temps, été à l’avant-garde de la lutte anti-terroriste, a poursuivi ses efforts sur le plan international dans le sens de l’édification d’un système juridique visant à éradiquer ce fléau. Il est, de ce fait, indéniable qu’elle soit pionnière en termes de tarissement des sources de financement du terrorisme au sein d’un groupe composé de 36 pays ayant pour mission de resserrer l’étau autour des groupes terroristes », a réagi le porte-parole du ministère algérien de l’Intérieur, dans un communiqué de ce jeudi 21 mai 2015.

Malgré les démentis officiels, les relations entre Riyad et Alger ne cessent de se détériorer. Le récent épisode qui a créé une crispation entre les deux pays, c’est quand l’Algérie avait refusé de rejoindre la coalition arabe au Yémen, ce qui pourrait expliquer le classement de l’Algérie dans cette liste noire.



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