Ebola : l’Afrique lutte contre la mort, l’Europe fait face à des cas isolés


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Le virus Ebola continue de faire des ravages en Afrique de l’Ouest. Tandis qu’en Occident, il s’agit de cas isolés, importés des pays les plus touchés.

En Occident, un agent de l’ONU a été rapatrié en France après avoir contracté le virus Ebola en Sierra-Leone. De plus, un cas suspect a été détecté, lundi, à Bruxelles. La communauté internationale tente de venir en aide aux pays les plus touchés.

Cas importés en Europe

Le virus hémorragique continue de faire des victimes. En Europe, l’agent de l’Unicef ayant contracté le virus en Sierra Leone est actuellement soigné à l’hôpital militaire de Saint-Mandé en banlieue parisienne. Ce dernier avait déjà soigné, en septembre, une volontaire française contaminée par le virus au Liberia et aujourd’hui guérie. La prudence est de mise pour éviter tout risque de contamination.

En Belgique, le cas suspect d’une dame originaire de la Sierra Leone suscite l’inquiétude. Elle est suspectée d’être porteuse du virus. Elle revenait d’un voyage en Guinée, l’avion dans lequel elle se trouvait a fait escale à Freetown, la capitale de la Sierra Leone. Dès son arrivée sur le sol belge, elle a été prise en charge et évacuée vers l’hôpital de Saint-Pierre à Bruxelles.
Pendant que l’Europe fait face à des cas isolés, les pays les plus touchés en Afrique de l’Ouest se battent pour tenter d’enrayer l’épidémie.

Course contre la mort

La Guinée fait face, depuis plusieurs semaines, à une nouvelle vague de propagation du virus. Le médecin Marie-Claire Lamah, qui s’est confiée au journal l’Observateur, estime que plus aucune sous-préfecture n’est épargnée par le virus. Elle pense que le pire est à venir. Alors que le pays tente de faire face à cette nouvelle vague, le Canada a décidé, depuis vendredi, de ne plus délivrer de visas pour les travailleurs, les étudiants ou visiteurs des pays les plus touchés par l’épidémie. Par ailleurs, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve précise que 120 militaires de la sécurité civile seront déployés d’ici quelques semaines en Guinée.

Le 23 octobre, le ministère malien de la Santé a confirmé un premier cas de fièvre hémorragique à virus Ebola. Une fille de 2 ans qui revenait de la Guinée a en effet contracté le virus. Elle est décédée le lendemain. Depuis, le Mali tente d’éviter la contamination en renforçant son dispositif sanitaire. Le président de la République malienne Ibrahim Boubacar Keita, attendu à Kayes, ville où habitait la victime d’Ebola, a préféré se rendre en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Ce qui suscite l’incompréhension de la population malienne qui l’a élue au pouvoir avec 77% des voix.

Le virus Ebola a fait à ce jour 4 992 morts pour 13 703 cas recensés, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé.

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