Crash de l’avion Air Algérie : la trace terroriste évoquée en France


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Alors que les autorités algériennes ne communiquent toujours pas à propos de la disparition d’un avion d’Air Algérie, la théorie de l’attentat est évoquée en France, même si celle du crash reste la principale piste.

Des observateurs français s’étonnent de la rapidité avec laquelle le vol AH5017 de la compagnie nationale Air Algérie a disparu ce jeudi matin, 50 minutes après son décollage de Ouagadougou, au Burkina Faso.

« Les services de navigation aérienne ont eu leur dernier contact avec le vol AH 5017 assurant la liaison Ouagadougou-Alger, ce jour 24 juillet, à 1 heure 55 minutes GMT, soit 50 minutes après son décollage », indique un communiqué de la compagnie aérienne.

Alors que pour l’heure la thèse météorologique est la plus envisageable, certains observateurs français évoquent la thèse de l’attentat, à l’image de Jean Serrat, ancien commandant de bord qui s’exprimait ce jeudi sur I-Télé. Ce dernier ne « trouve pas très crédible » qu’un orage « particulièrement actif » soit à l’origine de la disparition de l’appareil. Cet ancien commandant de bord est en effet perplexe face à la soudaineté avec laquelle les contacts radios ont été coupés.

Selon une carte météorologique peu précise, Jean Serrat remarque une masse nuageuse au dessus du Burkina Faso, mais pas de front tropical très actif dans la zone de Gao, où se serait écrasé l’avion. Il se murmure qu’un attentat pourrait avoir eu lieu à l’intérieur de l’appareil.

« Malgré des recherches intensives, aucune trace de l’appareil n’a encore été retrouvée. L’avion s’est probablement écrasé. Les recherches se concentrent à ce stade sur une vaste zone du territoire malien, dans la région de Gao », a indiqué pour sa part le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Deux mirages 2000 de l’armée française au Mali effectuent actuellement des vols de reconnaissance dans cette zone.

Côté Algérien, le gouvernement ne communique que très peu, comme à chaque situation de crise d’ailleurs. Les informations ne filtrent que toutes les 2 à 3 heures, et de façon partielle.

L’avion transportait 116 passagers, dont six membres d’équipage. Au total, 14 nationalités voyageaient à bord de ce vol, parmi lesquelles une cinquantaine de Français et au moins six Algériens.

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