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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo face aux juges, ce mardi
Simone Gbagbo

Le procès de Simone Gbagbo, épouse de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo, s’ouvre ce mardi 31 mai 2016 en Côte d’Ivoire. Elle est poursuivie pour « crime contre l’humanité ».

En Côte d’Ivoire, le procès pour « crime contre l’humanité » de Simone Gbagbo, l’ex-Première dame de ce pays d’Afrique de l’Ouest, s’ouvre ce mardi 31 mai 2016 à Abidjan. La CPI a toujours réclamé Simone Gbagbo pour la juger pour les faits de crime contre l’humanité, mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye. Début février, le Président Alassane Ouattara a affirmé qu’il n’enverrait plus d’Ivoiriens à la CPI, estimant que son pays avait désormais une justice opérationnelle.

Ce nouveau procès devrait durer un mois, et verra la participation de 25 témoins de l’accusation. L’épouse de l’ancien Président Laurent Gbagbo est actuellement incarcérée à Abidjan où elle purge une première peine de 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’Etat, prononcée l’an dernier. Simone Gbagbo comparaît pour « crime contre l’humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles ». Les faits reprochés à elle ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011. La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) et le Mouvement ivoirien des droits de l’Homme (MIDH), qui disent représenter près de 250 victimes, ont annoncé, lundi 30 mai 2016, leur décision de se tenir à l’écart du procès.

La crise, qui a fait plus de 3 000 morts en cinq mois, a été provoquée par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de novembre 2010.



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