Centrafrique : la Misca s’éclipse au profit de la Minusca


Lecture 2 min.
arton42938

La force africaine Misca a officiellement passé le relai à une mission des Nations unies, la Minusca, pour la stabilisation de la République centrafricaine.

La force africaine Misca a officiellement passé le relai à une mission des Nations unies, la Minusca, pour la stabilisation de la République centrafricaine. La Minusca a été créée le 10 avril dernier suite à la résolution 2149. Elle assurera ainsi la mission de la Misca qui était d’enrayer les violences en Centrafrique parues en décembre 2013.

Les effectifs de la Minusca seront doublés et les moyens de transports et de communication, qui ont cruellement manqués aux soldats de la paix africains, seront renforcés. « Les premiers jours du déploiement, nous n’avions pas ne serait-ce que les quelques équipements élémentaires de protection des hommes. Nous avions des gilets pare-balles qui manquaient, nous avions certains contingents qui n’avaient même pas de casque », se souvient le général Jean-Marie Mokoko, chef de la Misca. « Je pense que du point de vue des capacités, les Nations unies ont des moyens sans commune mesure avec ce que l’Union africaine pourrait mettre en jeu. Ils vont avoir des effectifs multipliés par deux, une composante aérienne, une flotte de transport, une flotte d’hélicoptères. C’est un avantage extraordinaire », a souligné le général Mokoko, selon RFI.

Les bataillons de la Misca vont pour l’essentiel passer sous béret bleu. D’après RFI, seule la Guinée équatoriale pourrait bien quitter la Centrafrique. Mais dès le 24 août, près d’un millier de casques bleus venus du Bengladesh sont arrivés à Bangui et des soldats pakistanais devraient emboîter le pas. A terme, la Minusca comptera 12 000 hommes, dont 2 000 policiers. Les casques bleus auront trois missions : la protection des civils tout d’abord, l’appui au processus politique qui doit conduire à un dialogue et à des élections et le rétablissement de l’autorité de l’État. Le premier mandat s’achève le 30 avril 2015.

Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News