23 octobre 2017 / Mis à jour à 22:27 - Paris  Newsletter  /    Alertes e-mail  /    English edition  /    Flux
Burkina Faso - Justice
Burkina Faso : La Cour de justice suspend le procès de 34 ex-ministres de Compaoré

La Haute Cour de justice du Burkina Faso a décidé de de « surseoir à statuer » sur le procès de trente quatre ex-ministres du gouvernement de l’ancien président Blaise Compaoré, dans l’attente de la correction de ses textes de poursuite.

Le procès, ouvert fin avril, concerne le dernier gouvernement de Blaise Compaoré, poursuivi pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014. L’ancien président Compaoré, qui a ensuite été ministre de la Défense, poste qu’il a occupé cumulativement a son poste de chef de l’État avant d’être renversé par les manifestations de la rue est également concerné. Le procès a été suspendu à la suite d’une motion d’inconstitutionnalité déposée par les avocats de la défense.

"La reprise du procès des ex-membres du gouvernement Luc Adolphe Tiao (dernier Premier ministre de Compaoré) ne pourra intervenir qu’après correction des textes et fera l’objet de nouvelles citations tant des accusés que des témoins" a indiqué le procureur général près la Haute cour de justice Armand Ouédraogo.

Cette suspension est accueillie sans surprise par le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) : "Nous espérons et nous disons que de la diligence des autorités à procéder à ce toilettage nous pourrons apprécier véritablement leur engagement pour la vérité et la justice pour les martyrs de l’insurrection", explique Ali Sanou, le secrétaire général du MBDHP à RFI. Tout en précisant que "pour notre mouvement le procès actuel n’épuise pas la question de la vérité et de la justice pour les martyrs de l’insurrection".

Créée en 1995 sous le régime de Blaise Compaoré, la Haute Cour de justice était restée inactive jusqu’en avril 2015. C’est le seul tribunal du Burkina Faso qui est habilité à juger le chef de l’Etat et les ministres pour les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Aucune date n’a pour l’instant été annoncée pour la reprise du procès.



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